Deux jours après la tenue du gala de l’ADISQ, Mario Pelchat s’est dit très amer que Guylaine Tanguay ou Andréanne A. Malette n’aient pas remporté le prix de l’Interprète féminine de l’année.
Le Félix a plutôt été décerné à Klô Pelgag qui malgré son grand talent, a peu tourné, selon Mario Pelchat.
«Même Klô Pelgag a dit qu’elle n’avait pas fait grand-chose cette année. Guylaine Tanguay a été partout. Andréannne A. Malette a eu des hits partout sur les stations de radio. À go, on sait quelles sont ces tounes qu’on peut chanter. C’est le reflet de ce que les gens ont aimé, de ce que les radios ont tourné, de ce que les gens ont acheté et les billets de spectacles vendus. Et je pense que c’est ça qui aurait dû être le reflet d’un prix qui est en partie remis par le public»
Le chanteur qui est également producteur a expliqué en entrevue avec Paul Houde que le prix pour la Chanson de l’année avait l’habitude d’être un choix entièrement du public, mais que depuis quelques années, il est décerné à la fois par le public et l’Académie.
«À quel pourcentage le public a-t-il participé? Ça, on ne le saura jamais. Et je pense qu’il y a davantage un vote de l’Académie parce qu’on veut que ce soit untel ou un autre qui prenne les devants. Il y a de gros joueurs qui ont des intérêts avec de grosses subventions»
Avec trois albums parmi les meilleurs vendeurs au Canada, Mario Pelchat s'attendait, à tout le moins, d'être mis en nomination pour le producteur de l'année, mais non!
«Ça n'a pas de sens»
Concernant le geste d'Hubert Lenoir de mettre son Félix dans sa gorge, Pelchat n'en revenait tout simplement pas.
«Qu'est-ce que ça voulait dire? Ça n'a pas de sens. Si Félix (Leclerc) avait été là, il aurait été gêné»
Klô Pelgag réagit
Dans un long message publié sur sa page Facebook, Klô Pelgag a réagi aux critiques de Mario Pelchat.
Elle a notamment écrit que «la jalousie, c'est déjà gênant dans l'intimité. Imaginez à quel point elle est gênante quand elle est exhibée dans un journal».
Elle a ajouté que chacune des chanteuses en lice méritait de gagner un trophée.
«Guylaine Tanguay, Debbie Lynch-White, Andréanne A. Malette, Isabelle Boulay, vous êtes merveilleuses. Vous méritiez toutes un trophée, comme chaque personne nommée ou oubliée. Nous sommes des femmes dans un milieu d'hommes. Peu importe nos différences, nos rêves et nos aspirations, soyons solidaires les unes avec les autres et ne donnons pas raison à cette légende qui voudrait que l'on incarne cette compétition qui nous dessert tellement. On n'est pas obligé de se comprendre parfaitement pour s'aimer. Pis moi j'aime encore plus les choses que je n'avais pas comprises dès le début»