Le premier ministre Paul St-Pierre Plamondon a confirmé que le Québec allait mener une offensive diplomatique du côté de Washington après la vague bleue des élections de mi-mandat. L’objectif est de faire baisser la tension avec les États-Unis.
Sur ce point, le Parti libéral du Québec est en accord.
Écoutez André Fortin, leader parlementaire de l’opposition officielle, à La commission, mercredi.
«Clairement, il y a des efforts diplomatiques à faire pour que le Québec retrouve sa place de choix au cœur des décisions qui sont prises par les décideurs américains. Donc, un effort de diplomatie de la part du gouvernement du Québec, c’est bien accueilli, c’est bien vu par nous. Il y a de nouveaux représentants, il y a de nouveaux sénateurs, de nouveaux gouverneurs aux États-Unis. Ces gens-là ont besoin d’entendre notre point de vue.»
André Fortin s’impatiente toutefois envers le Parti québécois concernant la reprise des travaux parlementaires, qu’il trouve trop tardive.
Le gouvernement devait commencer les travaux le 17 novembre, mais la date a été repoussée au 24 novembre, du moins pour le moment.
Toutefois, pour lancer une session parlementaire, la lieutenante-gouverneure doit prononcer un discours. Si le Parti québécois s’y oppose, la rentrée à Québec pourrait être à nouveau retardée.
«Si le Parti québécois choisit de s’engager dans un débat sur comment légalement on ouvre la Chambre sans la lieutenante-gouverneure et que ça fait en sorte de repousser la rentrée parlementaire, il y a beaucoup de Québécois, nous inclus, qui vont être particulièrement déçus de cette tournure des événements. Il y a trop de débats importants à avoir à la Chambre présentement.»