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Grande entrevue à l'émission Radio Textos

Luc Ferrandez: l'homme, le politicien et l'animateur

Luc Ferrandez: l'homme, le politicien et l'animateur
L'animateur Luc Ferrandez, durant une émisison de Sans réserve au 98.5. / Cogeco Média
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Au cours de la saison estivale, l’animatrice de l'émission Radio Textos, Marie-Ève Tremblay, propose chaque mercredi une longue entrevue avec une personnalité de Cogeco Média. Cette fois, elle s'entretient avec l’animateur au 98.5, Luc Ferrandez. 

Celui-ci anime l'émission d'affaires publiques Sans réserve, à la station radio 98.5.

D'ailleurs, comment s’est passé cette première année à l’animation?

«Que c’était dur! Moi, j’ai parlé en politique. Donne-moi un micro, je vais parler. Je me dis: «Il n’y a pas de problème, parce que j’ai fait la commission (à l’émission de Paul Arcand) durant trois ans. J’ai fait pas mal d’émission de télé… Parler, ce n’est pas un problème

Mais là, c’est parler avec un chronomètre.

«Et on est dans la radio privée. Il faut que les gens se farcissent trois minutes de publicité avant de t’entendre. Donc, il faut que tu leur donnes une bonne raison de revenir.»

Luc Ferrandez a d’ailleurs eu du mal à s’ajuster aux retours après les pauses. Ce qu’il ne faisait pas au début...

Le maximum d'information

«Moi, ce que je veux, c’est interviewer la personne pour qu’elle livre le maximum d’information. Ce qui s’en vient après la pause: ben, tu le sauras après la pause, chose (rires). Je veux aller jusqu’au bout de l’entrevue».

Il admet que ça lui a pris pas mal de temps à maîtriser tout ça. Au début, c’était plus mécanique. L’environnement, l’urbanisme, la confiance envers l’État... Arrêter de critiquer et de s’indigner tout le temps fait partie de ses sujets de prédilection.

«C’est difficile de gérer la santé au Québec. Il y a un vieillissement de la population, il y a une pénurie de main-d’œuvre, les infirmières ne veulent pas toujours travailler à des horaires qui ne correspondent pas à leur vie de famille. C’est difficile de gérer. On ne veut pas juste gueuler, on veut redonner de la confiance aux gens dans plein de domaines. La police… La police fait du bon travail. Pour moi, ce sont des sujets qui comptent beaucoup.»

A-t-on une Influence en animant une émission?

«Oui, je pense. On frappe fort sur un clou – je ne suis pas tout seul à frapper sur ce clou – et on se rend compte deux jours après… Oups! Correction du ministre. Correction du premier ministre.»

La politique lui manque-t-elle?

«Oui, parce que la politique, tu réalises des choses. Il y a une année, j’étais responsable de projets qui totalisaient 600 millions de dollars. Tu dépenses 60 000 $ dans ta vie, c’est un gros achat. Une voiture, un spa, je ne sais pas quoi… Mais 600 millions $, ça ne t’arrive pas dans une vie personnelle. C’est impossible. Dépenser 600 millions $ c’est une énorme responsabilité et ça vient avec une créativité, la possibilité de se projeter dans l’avenir.»

Parmi ses réalisations dont il est le plus fier : le grand parc de l’Ouest, le théâtre de Verdure et les saillies de trottoir.

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Le moment le plus difficile pour un politicien?

«L’impuissance. Par exemple, quand tu ne peux pas régler l’itinérance… ou la propreté en ville. Il y a aussi la spéculation immobilière...»

Et le pire, lors d’un décès. Un moment où Luc Ferrandez admet avoir été démoli.

«C’est une petite fille qui s’est fait écraser alors que son père la tenait par la main sur une rue commerciale du Plateau Mont-Royal. La police t’appelle… Je peux te dire que j’ai eu envie de fermer toutes les hosties de rue du Plateau du jour au lendemain. Les gens qui me disaient : ''Tu as fermé trop de rue et on ne peut plus passer'', ça me tentait juste de leur dire… J’étais très, très agressif. Moi, les émotions se transforment en colère.

«Le lendemain matin, j’ai ramassé tous les fonctionnaires de la Ville et j’ai dit : "ça, tu le changes de sens et ça tu le fais". C’était : "Non, on peut pas." C’était à grand coups de "ta gueule!" et tout. C’était vraiment une furie. (…) La colère d’automobilistes, ce n’est rien par rapport à la détresse des parents qui ont perdu des enfants.»

Luc Ferrandez expliquait qu’à l’époque il y avait quelque 300 accidents par année sur Le-Plateau-Mont-Royal..

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Un retour en politique est-il possible?

«(Rires) J’ai toujours dit que le jour que je vais retourner en politique, il va y avoir ben des malheureux au Québec. (…) Pour se résoudre à voter pour quelqu’un qui va être aussi radical que moi, parce que c’est ça que je serais : radical. C’est donc qu’on serait vraiment dans la m… (…) Si je reviens en politique, un jour, ça sera parce que les citoyens diront : "O.K., on est rendus qu’on a besoin de quelqu’un de radical"».

Pourquoi ne s’être pas présenté à la mairie?

«Si je faisais ça, je donnais l’élection à (Denis) Coderre. (…) Si j’avais voulu me présenter à la chefferie de Projet Montréal, j’aurais gagné. J’étais le chef intérimaire. Tout le monde voulait voter pour moi. C’était de notoriété publique. En me retirant, Valérie Plante a pris cette place-là avec une tout autre personnalité et une autre vision du monde. Mais avec une personnalité que tu ne pouvais pas attaquer comme la mienne. Parce que Coderre ne pouvait pas bûcher dessus.»

«Fonceur et créatif»

Durant ce long échange, Marie-Eve Tremblay partage également plusieurs passages d'un entretien qu'elle a eu avec la mère de Luc Ferrandez, Ginette Belleville. 

C'est un beau prétexte pour aborder l'enfance du principal intéressé et parler de certains traits de caractère de l'homme à l'âge adulte.

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Également au menu de la discussion:

  • La chanson qui a le plus marqué Luc Ferrandez
  • Le film qu’on doit absolument voir?
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