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Invité de l'animatrice Marie-Ève Tremblay

Entrevue avec Martin McGuire: l'homme et le descripteur

Entrevue avec Martin McGuire: l'homme et le descripteur
Le descripteur des matchs des Canadiens de Montréal pour Cogeco Média, Martin McGuire (à gauche) et son éternel complice, l'analyste hockey, Dany Dubé, dans un studio de la galerie de presse au Centre Bell. / Cogeco Média
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Martin McGuire vient de compléter une 21e année à la description des matchs des Canadiens de Montréal en compagnie de l’analyste Dany Dubé.

Le descripteur du réseau Cogeco Média est aussi chroniqueur pour l'entreprise, ce qui est seulement le cas pour deux ou trois descripteurs dans la Ligue nationale de hockey.

Dans une longue entrevue au micro de l'animatrice Marie-Ève Tremblay, il explique à quel point la couverture a changé au fil des ans et le fait que son travail de journaliste lui sert de préparation aux matchs des Canadiens. il souligne comment son métier l’occupe… pas mal toute l’année.

«Depuis quelques temps, on parle de dix mois par année. Nous, à Montréal, on en parle douze mois par an. Mais il y a au moins deux mois dans l’année où je reste chez moi avec les miens.»

Rêve de jeunesse

Est-ce que Martin McGuire souhaitait faire ce travail étant jeune? «Je ne rêvais qu’à ça», dit-il.

Celui qui est né en 1969 a grandi à Québec à l’époque où le hockey à la télévision n’était diffusé qu’une fois, le samedi : «Ma passion pour le sport est passé par la radio. J’ajouterais même ma passion pour la radio… À 11 ans, j’appelais aux tribunes téléphoniques.»

Il note que «la radio devait mourir à cette époque, mais la radio est toujours en vie.»

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Dans les coulisses

Le milieu du hockey, le contact avec les joueurs, plein de choses ont changé au cours des ans, surtout dans des marchés chauds comme Montréal. Martin McGuire explique sa façon de faire avec les joueurs et l’organisation dans un contexte où le duo de descripteur-analyste voyage avec l’équipe.

Il parle d’un «laboratoire de société» quand vient le temps de résumer les composantes d’une équipe qui, comme tout le monde, vit parfois des conflits et des tensions.

«C’est un milieu qui peut être très dur. Pas pour nous, mais pour les gens qui y sont. Prenez votre milieu de travail, prenez 25, 30 personnes, faites un ensemble. Faites en sorte que ces personnes vont passer… 120 jours par année, sur la route, à manger ensemble, à se déplacer ensemble, à se changer dans le même vestiaire. Il y a une proximité pour eux. Il y a des frictions, mais il y a aussi de beaux moments, aussi. Parce que gagner, c’est grisant. Tu sais, faire un bon coup à la job…. C’est le fun. Imaginez quand il y a 21 000 personnes qui sont contentes de voir ça. Ça amène beaucoup de valorisation. C’est très fascinant d’observer ces gens-là.»

Martin McGuire revient aussi sur la séquence irrésistible des Canadiens de Montréal lors des séries éliminatoires de 2021, notamment d’un but orchestré par Nick Suzuki et Cole Caufield dans le cinquième match contre les Maple Leafs de Toronto.

«Et là, tout à coup, ils se sont mis à y croire. Dans le sport, il y a ça de magique.»

Son sport préféré?

La question qui tue: est-ce que le hockey est le sport préféré de Martin McGuire?

Il offre deux réponses.

«Pour la pratique, non. Je n’ai plus la chance de jouer. Il n’y a pas une ligue de garage qui voudrait de moi. Je suis toujours en voyage. Je suis un maniaque de vélo. Je réussis à faire entre 5000 et 6000 kilomètres durant la saison morte de hockey. Je suis aussi un skieur, mais je n’ai pas beaucoup le temps de pratiquer.

«Mais le hockey, pour regarder, pour en vivre, c’est une passion.»

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La description animée

Il explique d’ailleurs sa manière de décrire les matchs – debout – en compagnie de l'analyste Dany Dubé, une façon de faire qui mène parfois à un débordement de café sur les notes manuscrites de son collègue…

«J’essaie de faire voir le match. J’ai mon sac de mots à moi. J’ai développé des expressions qui permettent aux gens de voir la game. Il y a un crescendo qu’il faut avoir avec l’action. J'aime beaucoup travailler avec les images. Je décris le match dans les yeux du gardien de but. C’est ma façon de travailler. »

Et quand la saison est terminée?

«Quand c’est fini, c’est terminé. Je suis chez moi. Moi, c’est mon monde. À la maison, je cuisine. Je ne dis pas que je suis bon, mais j’aime ça. Je suis grand-père depuis près de deux ans. Ça aussi, c’est important. Je veux voir ma petite fille. Je veux reconnecter avec [mes proches].»

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