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La nuit où Laurier Gaudreault s’est réveillé

«Je n'ai jamais eu l'occasion d'autant réfléchir à un projet» -Xavier Dolan

«Je n'ai jamais eu l'occasion d'autant réfléchir à un projet» -Xavier Dolan
Xavier Dolan
Crédit photo: Fred Gervais

La première série télévisée de Xavier Dolan, adaptée de la grande pièce de Michel Marc Bouchard, «La nuit où Laurier Gaudreault s’est réveillé», est depuis jeudi, disponible sur Illico.

Au micro de Catherine Beauchamp, le jeune réalisateur québécois explique le processus de création de ce projet d'envergure.

Un intérêt pour la télévision

Exposé à la télévision depuis sa tendre enfance, Xavier Dolan affirme que son attirance envers celle-ci date depuis le début de sa vie.

« J'ai grandi avec une télévision ouverte en permanence. Ma mère écoutait et écoute encore des émissions d'ici », raconte-t-il. 

S’il ne s'agit pas du médium qui s'est d'abord présenté à lui, il rêvait depuis longtemps de réaliser un projet pour la télévision.  Lorsqu'il a regardé pour la première fois la pièce de Michel Marc Bouchard, il y a vu une œuvre qui s'y adapterait facilement. 

« C'était comme un texte naturellement structuré, avec 4 pivots forts à chaque 30 minutes. Je me disais qu'il y avait là une structure d’émission de télévision », raconte le réalisateur.

C'est ainsi qu'il a entamé l'écriture des trois premiers épisodes, avec « l'ambition de faire quelque chose de lourd et de gros ».

Un premier refus 

Le financement qu'il souhaitait obtenir pour la réalisation de son projet lui a toutefois été refusé lorsqu'il a présenté l'idée pour la première fois à Netflix en France, malgré les nombreux acteurs célèbres impliqués.

« Ça m'avait un peu découragé et débiné alors j'avais mis ça un peu en veilleuse. »

L'impact positif de la pandémie

L'engouement vers la télévision et les plateformes de streaming lors du confinement a finalement poussé le réalisateur à retenter le projet.

« Je me suis dit : c'est là qu'il faut aller, vers le streaming. J'ai repris l'écriture de la série en me disant que ça ne servirait à rien de faire un film que personne n'irait voir en salle et qu'il fallait se tourner vers la télé », explique-t-il.

La pandémie lui a aussi offert l'occasion de «faire ses devoirs».

« Pour moi, ça veut dire réfléchir à comment raconter quoi, en combien de plans, de quelle façon, qu'est-ce qui n'est pas nécessaire. Je n'ai jamais eu l'occasion d'autant réfléchir à un projet, d'essayer de le maîtriser, de le dompter et de le préparer au meilleur de mes capacités. »

C'est l'histoire et les nombreux thèmes qu'elle implique qui auraient attiré le réalisateur vers cette pièce en particulier.

« Le passé, les erreurs commises, les choses que l'on refuse de dire et l'incapacité de communiquer les uns avec les autres. C'était tout ce que je ne voyais pas, mais qui était évoqué sur scène. »

Écoutez l'intégralité de son entrevue... 

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