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19 % d'intentions de vote

«On est un parti qui a le vent dans les voiles» -Éric Duhaime

«On est un parti qui a le vent dans les voiles» -Éric Duhaime
PC/Jacques Boissinot

Un sondage Angus Reid, paru mardi, place le Parti conservateur du Québec avec 19 pour cent d’intentions de vote en vue de l’élection provinciale de l’automne.

Si cela est loin derrière les 35 pour cent de la Coalition avenir Québec, c’est néanmoins un point devant le Parti libéral, à 18 pour cent.

Au micro de l’animateur Philippe Cantin, le chef du parti, Éric Duhaime, met les choses en perspective.

« Il faut toujours être prudent. Évidemment, les sondages, ça monte, ça descend. Mais il y a quand même une tendance de manière générale quand on regarde, pas seulement un sondage, mais tous les sondages au Québec depuis un an.

« On est, grosso modo, passé de 1 pour cent à, aujourd’hui, entre 15 et 20 pour cent, dépendamment de quelle firme (de sondages) vous croyez. Donc, il y a nettement une progression. On le voit aussi par rapport à notre membership qui est passé de 500 membres à 60 000 membres. Donc, je pense que l’on peut dire qu’on est un parti qui a le vent dans les voiles. »

Le chef du parti admet que son vote est concentré, notamment dans la région de Québec. Le parti a fait connaître son slogan de campagne : Libres chez nous », clin d’œil évident au « Maîtres chez nous» de Jean Lesage, en 1962.

Réelle percée

Est-ce que la Parti conservateur du Québec peut faire une réelle percée à l’automne? Philippe J. Fournier, créateur de Qc125, tente de répondre à la question.

« Le PCQ d’Éric Duhaime semble avoir dépassé Québec solidaire et le Parti québécois et il semble faire compétition au Parti libéral en termes de votes. Pour ce qui est de la projection de sièges, là, c’est une autre histoire.

« Le vote du PCQ est concentré, ce qui veut dire qu’il n’est pas vraiment efficace, mais un vote concentré, ça permet de gagner une poignée de sièges. Pensez à Québec solidaire il y a environ 15 ans, lorsqu’ils commençaient à faire leur percée à Montréal. Ils n’ont pas essayé de faire une campagne nationale. Ils ont choisi trois ou quatre circonscriptions à Montréal pour essayer de grandir.

« Ce que Monsieur Duhaime et son équipe devraient faire avec les chiffres que nous avons, c’est vraiment se concentrer à avoir une certaine députation le 3 octobre au soir. Cela dit, il faut faire attention. On n’est jamais aussi fort que son meilleur sondage et on n’est aussi bas que son pire sondage. D’habitude, la réalité est quelque part dans le milieu. »

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