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Le tireur d'élite Wali au micro de Drainville

«Au front, c’est extrêmement violent et dangereux»

«Au front, c’est extrêmement violent et dangereux»
Soldats ukrainiens
PC
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11:21

Au micro de Bernard Drainville, le tireur d’élite surnommé Wali a témoigné de la violence des combats qui font rage dans la région de Kyiv, la capitale de l’Ukraine.  

L’ancien soldat des Forces armées canadiennes s’est enrôlé avec l’armée ukrainienne, il y a déjà quelques semaines de ça.

Au moment de l’entrevue avec Bernard Drainville, Wali se trouvait dans une zone militarisée de la région de Kyiv, mais il n’était pas au front. Il y a assez de soldats ukrainiens pour qu’ils puissent faire une rotation entre le front et les périodes de repos.

Calme et lucide, il a témoigné des dangers réels qui guettent les combattants russes et ukrainiens.

«C’est vraiment la guerre, intense. Au front, c’est extrêmement violent et dangereux. On se fait constamment bombarder et tirer des projectiles. Des fois, ça passe vraiment proche. Au cours des deux dernières fois que j’ai été au front, on a pris du terrain à l’ennemi. Dans on groupe, on a été chanceux, on a juste eu un blessé par balle. Je suis avec des soldats aguerris. Les obus ont parfois éclaté juste à côté de nous. Lors de ma première patrouille, un obus de char de tank a explosé à deux, trois mètres de moi. C’est assez brutal. Mais j’étais bien équipé, j’avais des plaques balistiques qui stoppent les balles et les fragments d’obus»

«Il faut comprendre qu’une guerre moderne, c’est une question de puissance de feu. Un tireur d’élite n’est qu’un petit élément là-dedans. La réalité brutale de la guerre, c’est que c’est une guerre de projectiles où souvent tu ne vois même pas ton adversaire. Tu vas juste te faire enterrer par des obus et c’est comme ça que tu vas mourir. Il y a quelques jours, on s’est fait tirer dessus. Je voyais les balles passer autour de moi. Ça ressemblait à une boule de feu. Tout ce que je voyais, ce sont des lignes qui revolaient. Tout le monde reste caché. Donc, c’est beaucoup d’écoute. Souvent, tu le sais qu’ils sont dans un immeuble, mais tu ne les vois pas. D'après moi, j'ai reçu 1000 obus proches de moi parce que c'est continuel»

Bien qu'il soit convaincu du bien-fondé de son implication auprès de l'armée ukrainienne, il trouve sa mission plus difficile sur le plan émotionnel, lui qui a maintenant une épouse et un garçon qui vient tout juste de célébrer son premier anniversaire de naissance. 

«Je ne vous cacherai pas que c'est difficile. J'ai pu assister à son premier anniversaire sur Facetime alors que je me dirigeais au front. Mais il faut faire son devoir. Je veux utiliser mon expérience de soldat pour amener la paix en Ukraine. Mais j'ai aussi un devoir envers ma famille. Je ne suis pas une tête brûlée qui abandonne sa famille. Mais je n'ai pas de date de retour. D'après moi, ça va se régler relativement rapidement - d'ici quelques semaines, quelques mois - parce que les pertes sont élevées et c'est coûteux économiquement avec la quantité incroyable d'obus qu'ils tirent» 

«Je m'attends à une paix réaliste qui ne satisfera peut-être pas tout le monde, mais c'est ça la paix, il faut qu'elle soit réaliste. Et je crois que c'est atteignable. Il y a eu un rapport de force qui a été créé et la Russie n'a pas été à la hauteur de ce qu'on pensait qu'elle était capable de faire militairement. Les Ukrainiens sont vraiment de bons combattants»

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