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Le projet aérien du REM de l'Est

«Je n’entends que les opposants»

«Je n’entends que les opposants»
Bernard Drainville
Photo : 98.5

Le PDG de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) est imperturbable : il n’est pas possible d’imaginer un projet souterrain pour le REM de l’Est qui serait rentable et qu’on pourrait développer dans des délais raisonnables. Selon lui, un parcours aérien est le seul projet possible, du moins au centre-ville de Montréal. Depuis le début de l’année, toutefois, plusieurs remettent en question ce projet aérien. Un débat est crucial, d'après notre chroniqueur Bernard Drainville. 

En effet, plusieurs citoyens et experts ont fait part de leurs craintes quant au projet aérien proposé par Charles Emond, il y a quelques mois.

«Je n’entends que les opposants au projet du REM de l’Est. Autant le projet a été bien accueilli en décembre, autant les opposants sont nombreux aujourd’hui : Québec solidaire, le Parti québécois, l’Ordre des architectes, l’Ordre des urbanistes, la mairesse Valérie Plante, plusieurs chroniqueurs, des citoyens… En plus, les deux firmes d’architectes qui étaient au dossier ont démissionné. […] Il va falloir que les partisans au projet s’expriment publiquement, dont la Chambre de commerce et Technopôle Angus. Est-ce qu'on peut au moins en débattre de ce REM de l'Est? Est-ce qu'on peut arrêter de tuer les projets avant même qu'ils lèvent?» 

En effet, la mairesse de Montréal, qui était auparavant très enthousiaste à l’égard du projet du REM de l'Est, n’est pas convaincue de l’option par la voie des airs. Elle a même indiqué récemment qu'elle n'a pas renoncé à un REM souterrain.

M. Émond a cependant réitéré l’impossibilité d’enfouir le REM de l’Est : «Ça coûterait le triple, ça rallongerait les délais du double ; ce n’est pas quelque chose qui aurait un niveau de risque qui serait acceptable à prendre comme investisseur », a-t-il affirmé lors d'une entrevue accordée à Radio-Canada.

La proposition

La Caisse de dépôt et placement du Québec a confirmé en décembre le prolongement du Réseau express métropolitain dans l’est et le nord de Montréal et l’ajout de 23 stations. Cette deuxième phase du projet est estimée à 10 milliards de dollars.

La mise en service est prévue en 2029.

On prévoit ajouter 32 kilomètres de voies au réseau, dont 25 kilomètres en mode aérien et 7 kilomètres en souterrain. Des voies aériennes apparaîtront sur le boulevard René-Lévesque à partir de la station de la gare Centrale au centre-ville ; elles rejoindront la rue Notre-Dame. Les voies seraient d’une hauteur d’environ 5 mètres. Cette construction par voie aérienne éviterait les infrastructures enfouies.

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