L'ex-maire de New York, Rudy Giuliani, a été piégé par Borat, le journaliste kazakh fictif de l’humoriste britannique Sacha Baron Cohen.
Dans ce deuxième film, Borat est de retour aux États-Unis, car il veut marier sa fille à un Américain.
Pour discuter des conséquences possibles de ce film sur l'élection présidentielle américaine, Patrick Lagacé et Catherine Beauchamp en ont discuté avec Valérie Beaudoin, spécialiste de la politique américaine.
«On parle souvent de la politique américaine comme une politique-spectacle et là, ça ne peut pas être plus vrai. Un mélange un film, une satire politique et la vie politique américaine. Ce n’est pas pour rien que ça sort juste avant l’élection présidentielle parce qu’on attaque les républicains et les gens autour de Donald Trump»
Parmi les gens proches du président américain qui ont été ciblés par l’humoriste britannique, on retrouve son avocat personnel, l’ancien maire de New York, Rudy Giuliani.
«Ce qui choque, c’est que Borat veut vendre sa fille à un riche Américain pour la marier. Il choisit comme cible Mike Pence, ça ne fonctionne pas. Puis, il voit Rudy Giuliani et sa fille joue le rôle d’une journaliste conservatrice. Et ce qui me choque, c’est que Rudy a accepté de la rencontrer dans une chambre d’hôtel de New York. Et dans les images qui sont sorties du film, on le voit, après l’entrevue, avec sa main dans ses pantalons en train de faire des avances à la fille fictive de Borat. Puis, on voit entrer Borat en lingerie fine et dire : ‘’ma fille a 15 ans, elle est trop vieille pour toi’’»