Candidate défaite du Parti conservateur dans la circonscription Rivière-du-Nord, Sylvie Fréchette est revenue sur cette première expérience en politique, en exclusivité, au micro de Paul Arcand, vendredi matin.
Mme Fréchette, qui dit éviter les médias sociaux depuis la fin de la campagne, continue d'être critiquée après avoir cafouillé en début de campagne sur la position de son parti en matière d'avortement.
«Là, il faut que ça cesse», avouait-elle au 98,5 FM.
«Il y a eu tellement de ouï-dire et de transformations de ce que j'ai dit. Je l'ai dit ouvertement que je suis pro-choix. Je n'ai jamais été ambivalente là-dessus... Pour moi, c'est un des seuls partis qui n'est pas hypocrite. Dans tous les partis, il y en a qui sont Pro-vie et qui sont pro-choix. Sauf que dans d'autres partis si tu le dis t'es mis dehors. Nous, on le dit, on ne retournera pas en arrière. Pour une phrase... je suis rendue que les gens m'écrivent et sont déçus de m'avoir supporté à Barcelone en 92 avoir su que j'étais une traître de même...»
Sur Andrew Scheer, l'ex-championne olympique n'a pas été tendre.
«J'ai l'impression que j'ai plus de couilles que lui sur certains sujets... Au premier débat, je trouvais qu'il faisait pitié et là de le voir sortir le lendemain, oui j'étais déçu.»
Avec Paul Arcand, Sylvie Fréchette a discuté de son avenir. La reverra-t-on aux prochaines élections de nouveau sous la bannière conservatrice?
«Si vous me le demandez aujourd'hui, j'ai envie de vous dire non. Par contre, est-ce que je pense que je ferais une bonne députée, j'ai envie de vous dire oui, mais le contexte dans lequel ma campagne est partie et que ma campagne s'est finie, je ne suis pas sûre que ça vaut la peine.»