De jeunes mères dénoncent une pression du milieu médical pour allaiter leur bébé.
C’est ce que rapportait lundi matin le Journal de Montréal avec le témoignage d'une résidente de Repentigny, Marie-Eve Lapointe.
Elle mentionne que les infirmières lui ont mis une certaine pression, après l'accouchement, en répétant les «bienfaits de l'allaitement» lorsqu'elle mentionnait qu'elle voulait donner le biberon.
Le quotidien a contacté des infirmières en milieu pédiatrique, qui affirment que cette pression découle de la certification «Amis des bébés».
L'initiative qui est implantée au Québec depuis 2008 vise la création de milieux de soins où l'allaitement maternel constitue la norme.
Pour être certifiés comme «Amis des bébés», les établissements de santé doivent notamment s'assurer que 75% des nouvelles mères adoptent la pratique de l'allaitement.
«Il y a deux joueurs, tu as d’un côté les expérimentés et les accueillantes… et tu as les Hitler de l’autre. […] et tu as les mamans qui ne sont pas préparées. [...] C’est un défi pendant les six premières semaines. Si vous n’êtes pas prête à relever ce défi, n'allaitez pas, vous allez devenir folle et le bébé aussi. Il y a aussi des contraintes à l’allaitement chez certaines femmes. […] Malheureusement, la formule on essaie de dire que c'est pareil, mais ce n’est pas pareil! C’est comme les médicaments génériques et les médicaments authentiques, ce n’est pas pareil. [...] Le lait maternel offre une meilleure protection face à l'environnement, ça a été prouvé.»