Bien sûr, lorsqu’une équipe s’offre un parcours en séries éliminatoires du calibre de celle des Raptors de Toronto il y a quelques semaines, les puristes, les irréductibles et même ceux qui ne sont pas des férus de basketball entrent dans la danse.
Mais sur une base régulière? Une base annuelle, disons. L’amateur est-il toujours au poste où la formation (hockey, baseball, football, basketball, soccer) est-elle condamnée à gagner?
« Je crois fondamentalement que les équipes sportives, en général, c’est de plus en plus difficile d’atteindre des sommets et de se fier presque exclusivement à la vente de billets pour générer des dollars », estime l'analyste Ray Lalonde.
« Pourquoi? Parce que le consommateur d’une époque moderne, elle ou lui vivent des moments différents dans leur consommation respective. Ça passe par la technologie – l’ordinateur -, sans être connecté à un abonnement payant. Ça passe par des chaînes spécialisées où l'on paie sur demande.
« On consomme le sport différemment. On est encore partisan de nos équipes, on appuie nos organisations, on achète des produits dérivés, on les aime autant qu’avant, mais on est moins présent parce que l’on a de nombreux choix. On ne peut pas tout faire. On ne peut pas être à tous les matchs. »
Il fut une époque où une compagnie détenant des billets de saison du Canadien de Montréal n'aurait jamais songé se départir de ses billets de saison. Et pourtant...
« Un de mes bons amis, président d'une entreprise à Montréal, me disait aujourd'hui qu'ils ont laissé tomber les billets de saison pour les Canadiens cet automne, malgré la perspective d'une équipe prometteuse. Pourquoi? C'est trop difficile à gérer les billets de saison... C'est un engagement à long terme. Ils préfèrent choisir les matchs avec les adversaires recherchés, payer deux, trois fois le prix, mais vraiment gâter leurs invités. »
Écoutez l'entrevue intégrale...