Aller au contenu
Sécurité nationale

Une liste noire de chercheurs universitaires

Une liste noire de chercheurs universitaires
Un scientifique au travail. / Getty Images

Le gouvernement fédéral a décidé d’exclure de tout financement public des chercheurs canadiens qui travaillent sur des projets de recherche avec des chercheurs étrangers, dans certains secteurs de pointe jugés comme étant névralgiques pour la sécurité nationale.

Il s’agit d’une liste noire de chercheurs étrangers, de certains pays, le pays le plus ciblé étant la Chine, suivie de la Russie et de l’Iran. Cryptographie, cybersécurité, radar satellite, intelligence artificielle et informatique quantique sont quelques-uns des domaines qui sont ciblés.

La mesure touche des chercheurs de McGill, de l'Université de Montréal, de l'UQAM, de Concordia, entre autres. Une cinquantaine d'universités au Canada sont touchées. Cela fait suite aux révélations d'une enquête du Globe and Mail sur la façon dont la Chine a profité, au point de vue économique, industriel et militaire, de collaborations avec des scientifiques canadiens.

Pour en discuter, Richard Fadden, ancien patron du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) et conseiller à la sécurité nationale auprès du premier ministre (Justin Trudeau et Stephen Harper) vient commenter la situation. 

Pourquoi Ottawa a-t-il décidé de cibler les chercheurs de certains pays et pas d'autres pays?

«Pour être pratique, je pense qu'il faut commencer quelque part. On prend un peu de retard comparé à nos alliés. Ça fait quand même plusieurs années que nos grands alliés, les États-Unis, la France, l'Angleterre, l'Allemagne ont ce genre de contrôle. On a refusé de le faire ici, je pense, parce qu'on a eu de la difficulté à accepter que, essentiellement, la Russie, la Chine, l'Iran n'étaient pas des alliés, n'étaient même pas des compétiteurs. Ce sont des adversaires. On en est finalement venus au point où il fallait faire quelque chose. On commence là.»

Richard Fadden

Est-ce qu'on peut dire que là-dessus, comme en d'autres domaines qui touchent la sécurité nationale, le Canada a été un peu naïf et un peu en retard?

«Honnêtement, je dirais que oui. C'est toujours un équilibre difficile à trouver entre maintenir des relations suffisamment positives, qu'on puisse maintenir le commerce, le tourisme et tout ça, tout en protégeant nos intérêts nationaux. Et je pense que nous, on a simplement pris trop longtemps à s'ajuster.

«On a eu l'espoir que la Chine changerait avec le temps, avec l'amélioration de son économie. Ce n'est pas ça qui se passe. Et avec la venue du nouveau président chinois, Monsieur Xi, c'est encore pire. Ils sont beaucoup, beaucoup plus proactifs, plus agressifs en ce qui concerne la recherche et l'acquisition de la propriété intellectuelle occidentale.»

On écoute Richard Fadden qui donne des exemples concrets...

Vous aimerez aussi

Parce que vous voulez tout savoir!

Ne manquez rien de l’actualité, des chroniques ou moments forts de vos animateurs et émissions préférés.

En m’abonnant, j’accepte de recevoir des communications par courriel de Cogeco Média et de ses sociétés affiliées, y compris des nouvelles, des mises à jour, des activités et des concours. Vous pouvez vous désabonner en tout temps en utilisant le lien au bas de nos courriels ou en nous contactant par le biais de notre Politique en matière de protection des renseignements personnels. Veuillez noter, cependant, que nous pouvons continuer à vous envoyer des communications liées au service et d’autres communications non commerciales. Ce site est protégé par reCAPTCHA et la politique de confidentialité de Google et les les conditions d'utilisation s'appliquent.

Dernièrement dans Le Québec maintenant

«Plusieurs doutaient de cette équipe, mais elle parvient à surprendre»
«Parfois je me demande si je suis dans le pays le plus riche ou au tiers monde»
Le quiz olympique de Philippe Gagnon
«Il y avait des tableaux à couper le souffle» -Catherine Beauchamp
Les accusations de voie de fait graves retirées contre Gavin McKenna
Que réserve Bad Bunny pour le spectacle de la mi-temps?
«Il y a des républicains qui demandent des excuses directes envers les Obama»
«Ici à Milan, c'est la fête!» -Philippe Bonneville
Projet Agora: un campus pour sauver les jeunes issus de la DPJ
Milan 2026: un amphithéâtre de hockey fonctionnel malgré les retards
Carney met fin au mandat Trudeau sur les ventes obligatoires de véhicules électriques
La SAQ recommencera à vendre certains produits américains
«L'image est ternie, on se le cachera pas» -Dominick Saillant