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Commission Normandeau-Ferrandez

L'indépendance peut-elle vraiment se faire à coût nul?

L'indépendance peut-elle vraiment se faire à coût nul?
La commission Normandeau-Ferrandez / Cogeco Média

Le chef du Parti québécois affirme que l'indépendance peut se faire à coût nul. Est-ce réellement possible?

Les commissaires Nathalie Normandeau et Luc Ferrandez se sont penchés sur la question mardi matin au micro de Paul Arcand.

Pour Nathalie, c'est nul de dire que l'indépendance se ferait à coût nul. Elle souligne que la transition posera assurément problème et l'impact sur les notes de crédit du Québec.

«Je dois reconnaître que les convictions de Paul St-Pierre Plamondon dans cette démarche de démontrer la viabilité d'un Québec souverain sur le plan financier. Bien il est sincère, vraiment, il y met du cœur, on le sent. [...] Le gars, il est convaincu, lui reste maintenant à être convaincant! [...] Moi je trouve ça très simpliste! Le chef du Parti québécois utilise une fois de plus le scénario très jovialiste, comme ils l'ont fait dans le temps de monsieur Parizeau. Avant Monsieur Parizeau, il y a eu monsieur Lévesque qui a déposé un budget de l'an un. Il y a eu François Legault en 2005. Aujourd'hui, Paul St-Pierre Plamondon.»

Pour Luc Ferrandez, si on solidifie la structure québécoise, on pourrait faire énormément d'économie en ne dédoublant plus les services. Il souligne que le rapatriement de l'argent n'est pas une raison de faire l'indépendance.

«Le Québec a un État plus fort que les autres provinces, donc on verse plus de salaires et parce qu'on verse plus de salaires, il y a un impôt fédéral qui est pris sur ces salaires-là. Si tu retires ça de la péréquation, sans doute que la péréquation est plus basse. [...] La base de tout, c'est: est-ce qu'il y a entente? Parce que s'il y a mésentente, par exemple dans le cas du Brexit, tout se met à "chirer". Par exemple, les autochtones. Les Premières Nations ont dit à plusieurs reprises: "c'est pas vrai que vous allez faire une entente Canada-Québec en vous partageant du territoire. Pis nous autres, on va encore être laissés sur les lignes de côté."»

Luc estime qu'il serait plus avantageux que le Québec se dote d'une séparation administrative plutôt que d'une séparation réelle.

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