Dans la foulée du mouvement spirite, certains adeptes ont produit des phénomènes physiques, comme les ectoplasmes, des formes plus ou moins définies nées de « sécrétions » s’écoulant du corps des médiums. Dans la première moitié du XXe siècle, ces manifestations ont suscité l’intérêt de nombreux chercheurs en parapsychologie. Leurs études, souvent menées dans des conditions rigoureuses, ont révélé des anomalies qui, encore aujourd’hui, résistent aux examens scientifiques. Le phénomène des ectoplasmes était-il une réelle manifestation de l’au-delà ? Et si oui, pourquoi ce phénomène a-t-il aujourd’hui complètement disparu ?
Au printemps de 1879, un autochtone du nom de Ka-Ki-Si-Kutchin ― que les colons surnomment Swift Runner ― rentre au village de Saint-Albert (Alberta). Sa femme, lui et leurs six enfants ont passé l'hiver dans un camp installé plus au nord. Les villageois sont surpris de le voir seul. Lorsqu'ils l'interrogent sur sa famille, Swift Runner répond que l'hiver a été rude ; que ses enfants sont morts de faim et que sa femme s'est suicidée. Son histoire en laisse plus d'un sceptique. Les enquêteurs de la Police des Territoires du Nord-Ouest (l'ancêtre de la GRC) ouvrent une enquête. Les recherches vont mettre à jour une série de crimes épouvantables. Mais est-ce Swift Runner qui a commis ces meurtres ou son dangereux alter ego : le Wendigo ?
En avril 1997, six jeunes du Kentucky prennent la route de La Louisiane. À leur tête se trouve une jeune femme marginale : Natasha Cornett. Elle s’habille de noir, entretient des fantasmes de violence et flirte avec les sciences occultes et le satanisme. Elle se plaît à écrire son nom à l’envers, Ah Satan. Natasha et ses ami(e)s comptent se rendre à La Nouvelle-Orléans, la capitale américaine du vaudou et de la sorcellerie. Un adage dit « que ce n’est pas la destination qui compte, mais le voyage »… et Natasha a bien l’intention de faire ce voyage une « virée en enfer ».
Dans l’univers du paranormal, l’un des phénomènes les plus controversés demeure la possession diabolique. Ce phénomène ne touche pas uniquement les «victimes», mais questionne la réalité de l’enfer et de ses diaboliques locataires. Le Mal peut-il s’incarner dans une entité capable de se substituer à notre volonté ? La littérature regorge d’histoires d’hommes et de femmes qui prétendent avoir été envahis par ces forces obscures. Dans ce balado, Christian Page revisite deux cas de possessions, celui de Barbe Hallé, une adolescente aux premiers temps de la colonie de Québec, au XVIIe siècle, et celui d’Emma Schmidt, en 1928, souvent qualifié de «l’exorcisme le mieux documenté de l’Église catholique».