Au panthéon des personnages maudits de l'histoire, peu de ces «monstres humains» ont suscité autant de fascination que Erzsébet Bathory. On raconte qu'au début du XVIIe siècle, la Bathory aurait assassiné plus de 600 de ses domestiques, et ce, dans d'horribles tortures. La rumeur soutient que la comtesse, obsédée par sa beauté ― et terrifiée à l'idée de vieillir ― aurait tué de jeunes femmes vierges pour se baigner dans leur sang. Elle était apparemment convaincue que l'hémoglobine de ses victimes agissait comme une fontaine de jouvence. Certains accusent également la comtesse de s'être adonnée au vampirisme et la sorcellerie, s'entourant de complices aussi débauchés que cruels. Comme dans le cas de ses alter ego, Gilles de Rais ou Vlad Dracula, la vie de la comtesse Bathory est devenue une légende où la frontière entre la réalité historique et les fantasmes littéraires est particulièrement nébuleuse.
En avril 1997, six jeunes du Kentucky prennent la route de La Louisiane. À leur tête se trouve une jeune femme marginale : Natasha Cornett. Elle s’habille de noir, entretient des fantasmes de violence et flirte avec les sciences occultes et le satanisme. Elle se plaît à écrire son nom à l’envers, Ah Satan. Natasha et ses ami(e)s comptent se rendre à La Nouvelle-Orléans, la capitale américaine du vaudou et de la sorcellerie. Un adage dit « que ce n’est pas la destination qui compte, mais le voyage »… et Natasha a bien l’intention de faire ce voyage une « virée en enfer ».
Dans l’univers du paranormal, l’un des phénomènes les plus controversés demeure la possession diabolique. Ce phénomène ne touche pas uniquement les «victimes», mais questionne la réalité de l’enfer et de ses diaboliques locataires. Le Mal peut-il s’incarner dans une entité capable de se substituer à notre volonté ? La littérature regorge d’histoires d’hommes et de femmes qui prétendent avoir été envahis par ces forces obscures. Dans ce balado, Christian Page revisite deux cas de possessions, celui de Barbe Hallé, une adolescente aux premiers temps de la colonie de Québec, au XVIIe siècle, et celui d’Emma Schmidt, en 1928, souvent qualifié de «l’exorcisme le mieux documenté de l’Église catholique».
Le récit du déluge et de son héros Noé est l'un des plus célèbres de la Bible. Et si cet épisode cachait une réalité depuis longtemps oubliée ? La Genèse rapporte qu'après avoir dérivé de long mois, le patriarche Noé se serait échoué sur «les montagnes d'Ararat». Or, il existe dans l'ouest de la Turquie une montagne ― le mont Ararat ― que beaucoup associent aux montagnes sacrées de la Bible. Beaucoup croient que si l'arche a existé c'est là qu'il faut la chercher. Depuis plus d'un siècle des aventuriers de tous horizons se sont rendus là-bas d'en l'espoir de retrouver les vestiges du célèbre navire. Certains ont ramené des fragments de bois qu'ils croient provenir de l'arche. D'autres ont plutôt orienté leurs recherches vers une anomalie rocheuse située à quelques kilomètres de l'Ararat, une formation qui rappelle vaguement un bateau. Des armées du tsar Nicolas II aux missions d'espionnage de l'armée américaine, le mystère de l'arche de Noé fascine les aventuriers aux quatre coins du monde.