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Refus de traitements en santé mentale

«Ça n'a aucun sens; on ne peut pas mettre le fardeau sur les familles»

«Ça n'a aucun sens; on ne peut pas mettre le fardeau sur les familles»
Une jeune femme en détesse psychologique / Getty Images

Les familles des personnes atteintes de troubles de santé mentale peinent à intervenir lorsque leurs proches refusent des traitements. Comment accompagner un enfant, devenu adulte, qui souffre de problèmes de santé mentale?

Vendredi matin, l'animateur Paul Arcand rappelle combien il a été estomaqué jeudi d'entendre la présidente de l'Association des médecins psychiatres du Québec, Dr Claire Gamache soutenir dans le cadre de l'enquête du coroner sur la mort d'Amélie Champagne qu'avant de quitter un hôpital avec leur fils ou leur fille, les parents devraient demander et exiger de parler au psychiatre.

Rappelons qu'Amélie Champagne s'est rendue deux fois consulter dans un hôpital pour des raisons de dépression. Elle a fait une tentative de suicide et elle a quitté l'hôpital avec ses parents, avant de finalement s'enlever la vie.

Écoutez Christian qui est père d'une autre jeune femme de 18 ans aux prises avec un trouble d'anorexie aborder la question au micro de l'animateur vendredi.

«J'ai communiqué avec sa psychiatre qui la suit, j'ai appelé et sa secrétaire qui me connaît très bien [...] m'a dit que la demande doit venir de Juliette... même si vous demandez de rencontrer la psychiatre, on ne peut pas vous donner de rendez-vous!»

Paul Arcand questionne ensuite le psychiatre au CISSS du Bas-Saint-Laurent, Jean-François de la Sablonnière, à savoir s'il est normal qu'un psychiatre refuse de voir les parents de quelqu'un qui est en détresse parce que c'est un jeune adulte?

Le médecin explique que la fine ligne entre l'importance de communiquer avec les parents pour les aider à prévenir l'irréparable est malheureusement en concurrence avec la confidentialité médicale qui requiert que les patients donnent leur consentement pour qu'on divulgue des informations à leurs proches au-delà d'un certain âge chez les adolescents.

«Vivement une commission d'enquête pour revoir comment on doit organiser notre système pour répondre à ces besoins-là. Ça n'a aucun sens et on ne peut pas mettre le fardeau sur les familles. Le fardeau des familles d'avoir autant de détresse à supporter est déjà tellement grand. Si en plus on leur incombe une responsabilité, c'est extrêmement difficile. Mais, ça fait des années que je dis et que je répète à mes collègues et à qui veut l'entendre qu'on a un problème par rapport à l'autodétermination face aux maladies. Notre pervers travers de vouloir penser que l'individu est souverain nous amène à sous-traiter des choses et à donner des droits à la maladie et et on se doit d'utiliser les moyens légaux qui sont présents pour traiter les gens qui sont malades et prendre responsabilité.»

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