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La vitaminothérapie

«C'était hors de question que je me fasse injecter quoi que ce soit»

«C'était hors de question que je me fasse injecter quoi que ce soit»
Mais qu'est-ce que la vitaminothérapie? / Getty images/AndreyPopov

Le Devoir a publié une enquête samedi matin très inquiétante sur un traitement illégal qui serait offert dans près d’une vingtaine de cliniques dans le Grand Montréal. On parle ici de mélange de vitamines et minéraux injectés par intraveineuse qui ne sont pas approuvés par Santé Canada.


Écoutez la journaliste à la tête de cette enquête au quotidien Le Devoir, Stéphanie Vallet, raconter à toute l’équipe son expérience en clinique.


VitaminDrip et VitaBoost sont les deux entreprises qui fournissent en suppléments vitaminiques intraveineux la majorité des cliniques de la grande région de Montréal que Le Devoir a recensées.

Dans chaque poche de solution saline, on trouve un mélange de vitamines, de minéraux et d’acides aminés dont la formule exacte demeure inconnue, non seulement du grand public, mais aussi de Santé Canada.

«C'est vraiment un grand espace avec plein de chaises qui sont alignées pour pouvoir te faire donner ton intraveineuse, explique Mme Vallet. C'est une infirmière qui t'accueille. J’ai fait les vérifications. C'en est bien une. Moi j'y allais en connaissance de cause. Je savais que ce n'étaient pas des produits homologués. Ainsi, j'avais un plan de match en me disant que j’allais avoir une porte de sortie parce que c'était hors de question que je me fasse injecter quoi que ce soit.»

Les formules offertes dans ces entreprises ont des noms très suggestifs comme «stimulateur de libido», «performance athlétique» ou encore «régime et détox» alors que les preuves scientifiques derrière seraient minces.

La vitaminothérapie intraveineuse se fait de plus en plus présente dans les téléréalités et sur les réseaux sociaux, promue par des influenceurs de bien-être. Des codes promotionnels y sont d’ailleurs parfois offerts.

«D'ailleurs, ça aussi, c'est illégal, de faire la promotion, dit la journaliste. On ne peut pas. C'est censé être des médicaments tout ça. Il y a même des gros 40 % de rabais sur les réseaux sociaux. Parce que c'est très instagrammable, ça contribue à ça.»

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Plus avec Jérémie Rainville

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