La rappeuse québécoise Calamine dénonce le fait qu'aucune personne noire n'ait été en nomination dans la catégorie «rap» de l'ADISQ.
Elle explique que la communauté artistique et la communauté noire ont salué son appel, elle qui, précise-t-elle, est une chanteuse blanche.
Calamine souligne également qu'une personne «très influente» de l'industrie l'a contactée pour lui mentionner de faire attention à ce qu'elle dit et qu'elle aurait mal compris les rouages du processus de sélection.
Écoutez à ce sujet le cri du coeur de Julie Gagnon, alias Calamine, au micro de l'animateur Gino Chouinard, jeudi.
«Je suis consciente que je mets l'ADISQ dans l'eau chaude, mais je pense que c'est important que toutes les personnes de l'industrie fassent un examen de conscience. À tous les niveaux, il faut réfléchir de quelle manière les artistes blancs sont privilégiés. Ils ont plus de tribunes, plus de visibilité, plus de moyens aussi dans les "labels", les subventions.»