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Clivage entre les députés et la base

«QS aurait dû prendre des mesures pour ne pas tomber là-dedans» -Amir Khadir

«QS aurait dû prendre des mesures pour ne pas tomber là-dedans» -Amir Khadir
Amir Khadir en 2018 / PC/Jacques Boissinot

Depuis qu’Émilise Lessard-Therrien a quitté ses fonctions de co-porte-parole féminine de Québec solidaire, le parti est en crise. 

Jeudi, une quarantaine de cosignataires ayant milité ou travaillé activement pour Québec solidaire a publié une lettre critiquant le virage que veut faire prendre Gabriel Nadeau Dubois au parti de gauche fondé en 2006.

Est-ce que les valeurs de Québec solidaire sont en train de prendre le bord?

Pour en parler, l'animateur Patrick Lagacé reçoit Amir Khadir, fondateur avec Françoise David de Québec Solidaire. Il a été co-porte-parole du parti de 2006 à 2013.

«C'est sûr que je n'aime pas qu'on en soit là maintenant. C'est sûr qu'on a une crise sérieuse. Il y a des remises en question. Il y a deux aspects que je vois qui sont un peu distincts, qu'il faut prendre chacun séparément, mais j'ai l'impression quand même le parti... Ça fait presque 20 ans qu'on existe.

«On a traversé quelques grands débats qui étaient assez sensibles, puis, on a quand même toujours réussi à...  Comment pourrais-je dire...  Plutôt que de cliver, puis de choisir des camps, d'essayer de débattre, puis ensuite de construire dans l'unité. Des fois, ça prend plus de temps. C'est juste ça. Puis, je pense que les débats sont légitimes. Et des fois, on a tendance, quand on fait des entrevues où on écrit une lettre, une diatribe, à schématiser trop.»

L'ex-porte-parole voit ici un grand angle.

«Le grand angle, c'est le débat sur les orientations stratégiques. Il y a une école que Gabriel, à juste titre, met en avant, et c'est là que je pense qu'il ne le fait pas. Pas parce que c'est un carriériste, c'est pas parce qu'il fait des compromissions, mais parce qu'il sent dans son optique qu'il a une urgence d'agir en raison des crises planétaires, des crises qui sont aiguës, qui poussent notre société vers des points de non-retour... Alors pour cette école de pensée, c'est qu'on n'a pas le temps d'attendre. Il faut prendre le pouvoir le plus tôt possible. Et pour ça, il faut, disons, alléger un peu notre chevauchée. (...)  Pourrait-on prendre le pouvoir d'abord, puis, on va régler les les conditions de l'exercice du pouvoir, la culture politique, les pratiques une fois au pouvoir, parce que le pouvoir donne quand même des leviers énormes.»

-Êtes-vous d'accord avec cette approche-là?

«Non.»

Cela dit, Amir Kadhir admet qu'il y a un clivage entre l'équipe parlementaire de Québec solidaire et la base militante.

«Oui. C'est une réalité et en principe, c'est là qu'on l'a échappé collectivement. Québec solidaire aurait dû prendre des mesures pour ne pas tomber là-dedans.»

On écoute Amir Kadhir...

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