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Stamkos, Kucherov et le facteur chance

«On va être encore très compétitifs l'année prochaine» -Julien BriseBois

«On va être encore très compétitifs l'année prochaine» -Julien BriseBois
Le DG du Lightning Julien BriseBois / Dave Sandford NHLI/Getty Images

Pour une deuxième année consécutive, le parcours du Lightning de Tampa Bay en séries éliminatoires de la coupe Stanley a pris fin dès le premier tour.

Des éliminations hâtives qui font mal après les conquêtes successives de la coupe Stanley en 2020 et en 2021 et une participation à la finale en 2022.

Le directeur général du Lightning, le Québécois Julien BriseBois, vient commenter la saison des siens au micro de Mario Langlois, aux Amateurs de sports.

«Lorsque ton club est éliminé, c'est là où c'est une des périodes les plus occupées pour les gestionnaires: beaucoup de rencontres individuelles avec des joueurs, rencontres avec le personnel d'entraîneurs, certains autres membres du personnel. Dans une dizaine de jours, tous nos dépisteurs vont se présenter à Tampa pour regarder différentes options pour le marché des joueurs autonomes des transactions possibles. D'ici le début de la saison prochaine, il y a beaucoup de défrichage à faire.»

Qu'est-ce qui a manqué au Lightning contre les Panthers de la Floride?

«Je ne suis pas certain qu'il y ait manqué quelque chose autant que les Panthers, un, sont une très bonne équipe - mais c'est le cas pour nous aussi - et, deux, ils ont vraiment joué du bon hockey dans cette série.»

«Honnêtement, ils ont été très impressionnants pendant cinq matchs. Ils n'ont pas vraiment levé le pied. Leur échec avant aura été très agressif et très constant. Ils ne nous ont pas laissé beaucoup d'espace pour faire des jeux. Je pense que c'était un duel entre deux très bonnes équipes. Les parties ont été très serrées. Chaque partie s'est retrouvée en troisième période avec seulement un but d'écart. Mais ultimement, les Panthers ont mieux joué que nous et c'est pour ça qu'ils nous ont battus.»

Est-ce que le Lightning n'est qu'à un joueur ou deux d'être encore une formation aspirante à la coupe Stanley?

«Je pense que nous sommes une équipe aspirante à la Coupe Stanley. Je pense que ça va être le cas encore l'année prochaine. Si on regarde notre Top 9 à l'attaque, le seul joueur qui avait plus de 30 ans cette année, c'est (Steven) Stamkos. Quand on regarde notre Top 4 à la défense, le seul joueur qui avait plus de 30 ans, c'est (Victor) Hedman. Notre gardien de but a moins de 30 ans.»

Encore un jeune noyau

«Alors, notre noyau est encore jeune. Il est encore dans la fleur de l'âge, et ça, ça me donne raison de croire qu'on peut continuer de rester une équipe très compétitive. (...) On a quand même eu 98 points. On s'est quand même qualifiés pour les séries éliminatoires. Alors, pour toutes ces raisons-là, je crois qu'on va être encore très compétitifs l'année prochaine.»

Qu'en est-il du facteur chance?

«Le facteur chance est très important. Il a joué un rôle important dans nos deux conquêtes de la Coupe Stanley en 2020, en 2021 et le facteur chance va jouer un rôle important dans le parcours de l'équipe qui va remporter la Coupe Stanley cette année. C'est une réalité du sport de haut niveau, certainement en ce qui a trait à la Ligue nationale. Oui, la chance, ça rentre en ligne de compte et probablement pour plus que ce que les gens sont prêts à admettre. Si on étudie ça froidement, c'est certain que c'est un élément important.»

Un nouveau contrat pour Stamkos?

Quelques jours après l'élimination des siens, est-ce que BriseBois est toujours optimiste de t'entendre avec Steven Stamkos et qu'il demeure un membre du Lightning?

«C'est mon souhait. Je sais que c'est son souhait à lui aussi. Alors, on va travailler là-dessus et en temps et lieu. Au moment opportun, on fera l'annonce appropriée.»

Pourquoi BriseBois n'a pas voulu s'engager avec Stamkos avant la dernière année de son contrat? Voulait-il l'évaluer, considérant son âge?

«Ça avait beaucoup moins rapport avec Steven Stamkos qu'avec le reste de notre équipe. Et c'est ce que j'avais communiqué à Steven à cette période-ci, l'année dernière, à quelques reprises dans l'entre-saison et ce que j'ai communiqué à nos partisans via mes interventions auprès des médias.»

«C'était plus, o.k., on a des changements, on a des joueurs qui sont partis. On a des joueurs qui sont sur l'équipe en ce moment, mais l'échantillonnage qu'ils nous ont fourni à date est très petit pour les évaluer. On va avoir des nouveaux joueurs, alors, voyons ce qu'on a comme équipe... Voyons quels sont nos besoins pour augmenter nos chances de succès au terme de la saison.... Au terme de la saison 2023- 2024, je vais avoir une meilleure idée de ce dont j'ai besoin pour prendre les meilleures décisions pour bâtir mon équipe pour l'année 2024-2025 et suivantes. (...) Je serais plus en mesure de savoir combien compenser. Est-ce qu'on fait un contrat à plus long terme? Est- ce qu'on fait un contrat à plus court terme pour manipuler un petit peu le montant qui va compter contre le plafond salarial, compte tenu des autres besoins qu'on a au sein de l'équipe? Alors, c'était beaucoup plus une question d'évaluer l'ensemble.»

Et BriseBois considère qu'il n'a pas pris un risque en attendant la fin de la saison pour parler de contrat.

Nikita Kucherov, le mal-aimé

«Je ne pense pas qu'il y a personne qui travaille plus fort que lui. Il y a déjà réservé de la glace... Je pense qu'il commence à patiner la semaine prochaine. Il passe six jours par semaine à travailler sur les menus détails de de la manipulation de rondelle, des lancers, des feintes, de la récupération de rondelles le long des rampes. Le talent qu'il démontre sur la glace, ce n'est pas le fruit du hasard, c'est le fruit des heures et des heures et des heures de labeur.»

«C'est comme un grand sculpteur qui y met des heures et des heures. Sa sculpture, lui, c'est son talent et il met des heures et des heures à travailler son talent. Je pense qu'il est sous-estimé au niveau de la Ligue nationale, probablement parce qu'on est dans un marché moins traditionnel, on a moins d'attention médiatique. S'il était dans un gros marché comme Montréal ou Toronto. Je crois que sa réputation et sa légende seraient considérablement plus grandes que ce qu'on voit en ce moment.»

Julien BriseBois admet cependant que Kucherov est mal compris et il amène sur le tapis l'exemple du Match des étoiles.

«De toute évidence, ça n'a pas bien paru.»

Mais depuis...

«Il a obtenu 100 assistances. Pour un ailier, ça n'a jamais été fait au niveau de la Ligue nationale, il y a seulement cinq joueurs qui ont déjà eu 100 assistances au cours d'une saison.»

On écoute Julien BriseBois...

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