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La réalité des premiers répondants en région

La réalité des premiers répondants en région
Luc Ferrandez / Cogeco Média

Suite à un article du Journal La Presse sur la tragique histoire d'Anick Lepage, une première répondante de la Gaspésie qui a dû se battre pour obtenir des prestations de la CNESST après être venue en aide à sa propre fille, décédée à la suite de l'accident.

La réalité des premiers répondants en région refait surface. 


L'histoire d'horreur qu'a véçu Anick Lepage a fait coulé beaucoup d'encre, et continue de mettre en lumière certaines zones grises auxquels les premiers répondants en région doivent faire face.


«Vous avez fait valoir le fait qu'elle est intervenue comme première répondante parce qu'elle était connue, qu'on l'a appelée comme première répondante. Elle n'est pas intervenue comme mère» souligne Luc Ferrandez à l'avocat d'Anick Lepage.


Écoutez Me Francis Bernatchez, avocat d'Anick Lepage et le directeur de l’Association des premiers répondants du Québec, Cédric Rivière, au micro de Luc Ferrandez.

«Elle découvre ça. Qu'est-ce que vous pensez? Son mari, lorsqu'il intervient, sa femme est en train de se vider de son sang. Toutes les fois qu'elle respire, que son cœur bat le sang. Sur la gorge. Lorsqu'il appelle Annick comme première répondante, il l'appelle d'abord comme premiers répondants et non comme une belle-mèreLa voisine, elle appelle. L'urgence appelle de 911 pour une intervention. Lui, il appelle Annick, comme ça arrive régulièrement dans des petits villages que les premiers répondants soient appelés en premier parce que l'ambulance est souvent loin et on a une ambulance par secteur. Ça peut être une centaine qui couvre environ une centaine de kilomètres. S'il faut que l'ambulance soit déjà en transit vers l'hôpital, l'intervention va se faire dans plusieurs, plusieurs minutes, souvent beaucoup trop tard.»

«C'est quoi ça, les premiers répondants en province? Parce que là, on vient de comprendre avec l'intervention de Monsieur Bernatchez que souvent, c'est des gens connus, mais est-ce un métier? Des bénévoles? Comment ça marche?» demande Luc Ferrandez au directeur de l’Association des premiers répondants du Québec, Cédric Rivière.

«Ce que la CNESST mentionnait, c'est que c'était qu'il fallait passer par le 911, par le service d'appel d'urgence pour qu'elle rentre et que le processus de premiers répondants se met en branle. Et c'est complètement ignoré. Comment ça fonctionne, ce service-là? Les premiers répondants sont souvent sont connus de la population en général, on les appelle dans un petit village de trois 400 habitants et les premiers répondants sont plus connus que le maire du village.»

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