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Coupe Stanley

Pourquoi les équipes canadiennes ne gagnent-elles jamais ?

Pourquoi les équipes canadiennes ne gagnent-elles jamais ?
Les joueurs des Canadiens de Montréal, à la suite de leur victoire contre les Kings de Los Angeles, le 9 juin 1993. Le club remportait sa 24e et dernière coupe Stanley de son histoire.
Photo d'archives : La Presse Canadienne/Frank Gunn

Lightning de Tampa Bay ou Avalanche du Colorado ? Chose certaine, une équipe américaine remportera encore une fois la coupe Stanley cette année. Les formations canadiennes, quant à elles, sont exclues de ce championnat depuis près d’une trentaine d’années. Pourquoi aucun club de chez nous n’est-il pas capable de soulever le prestigieux trophée de la LNH ? Le politologue et professeur à l’école de santé publique de l’Université de Montréal, Olivier Jacques, s'est penché sur question qui taraude bien les esprits des amateurs de hockey au pays.

Le Tricolore est la dernière formation canadienne championne de La Ligue nationale de hockey, en 1993. Incroyable, mais vrai.

Olivier Jacques indique, dans un texte publié par La Presse, que l’argent a longtemps été un facteur, d’autant plus que plusieurs équipes canadiennes étaient plombées par le taux de change désavantageux et des difficultés financières associées à l’économie. C'est moins vrai aujourd'hui. 

Il mentionne aussi que certains observateurs affirment que les équipes canadiennes n’arrivent pas à attirer les meilleurs joueurs de la LNH parce que les taxes sont plus élevées au Canada. Selon lui, cet argument ne tient pas la route non plus. Il rappelle que Connor McDavid, l’un des meilleurs du circuit Bettman, joue avec les Oilers d’Edmonton. 

Court terme

L’hypothèse soumise par M. Jacques est la suivante : les équipes canadiennes ont tendance à vouloir gagner à court terme, du moins davantage que les équipes américaines, « ce qui nuit à leurs chances de développer un noyau de joueurs compétitif ».

Voici ses explications, lors d'un entretien avec l'animateur du 98.5, Philippe Cantin.  

« [Dans mon domaine d’expertise], je m’intéresse d’abord aux investissements gouvernementaux à long terme. Je pense que les équipes canadiennes dans la LNH ont de la difficulté à appliquer cette approche. Elles veulent participer aux séries chaque année, donc elles ne font pas les sacrifices nécessaires pour améliorer leur club à long terme. Pour obtenir une équipe gagnante, il faut faire des sacrifices à court terme. Par exemple, échanger des joueurs lorsqu’ils sont au sommet de leur valeur sur le marché. Il faut aussi accepter de finir en bas du classement afin de repêcher des joueurs dans le top 3. »

Tatar, Danault, Petry, Gallagher, Paccioretty

Dans son argument, Olivier Jacques mentionne que l’ancien directeur général des Canadiens, Marc Bergevin, a perdu Tomas Tatar et Phillip Danault sur le marché des joueurs autonomes. Il a aussi offert de gros contrats à Jeff Petry et à Brendan Gallagher, « annihilant leur valeur marchande ». 

En contrepartie, le DG a obtenu Nick Suzuki en échange de Max Pacioretty, qui était alors « à son apogée » quand il a été échangé. 

« Cet échange de Pacioretty est un exemple de ce que les équipes canadiennes font trop rarement dans la LNH. »

-> Écoutez l'entrevue dans son intégralité en cliquant sur l'extrait sonore ci-dessus.

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