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Grand Prix du Brésil

Ce qui ne te tue pas te rend plus fort

Ce qui ne te tue pas te rend plus fort

Leçon numéro 1 : dans le sport professionnel, toutes disciplines confondues, il ne faut jamais négliger la capacité à rebondir de ceux et celles qui collectionnent les victoires et les championnats.

Porté par le public brésilien, qui s’y connaît en matière de pilotes d’exception, Lewis Hamilton, 36 ans bien sonnés, a remporté une course qui semblait promise à son jeune rival Max Verstappen (24 ans).

L’écurie Red Bull bénéficiait pourtant d’un alignement des planètes parfait : situé en altitude, le circuit d’Interlagos, comme celui de Mexico la semaine précédente, convenait mieux à leur moteur Honda, disait-on.

Mieux encore, Lewis Hamilton a été rétrogradé non pas une, mais DEUX fois pendant le week-end : il a été relégué en fond de grille pour la course sprint de samedi à cause d’une infraction au règlement technique, son DRS ayant été jugé non conforme; et il était pénalisé de cinq places sur la grille de départ de la « vraie » course parce qu’il a dû changer des composantes de son moteur.

Résumons : Hamilton partait 20e (et dernier) pour la course sprint et 10e pour le Grand Prix. Galvanisé, de surcroît, par ses victoires lors des deux courses précédentes, Max Verstappen avait tous les outils pour enfoncer le clou bien comme il faut et démoraliser encore plus Hamilton et l’écurie Mercedes. Et franchement, on voyait mal comment cette troisième victoire d’affilée pouvait lui échapper.

Piqué au vif, blessé dans son orgueil, le septuple champion du monde, que plusieurs fans lassés par sa domination (et celle de Mercedes) donnaient pour battu, en a décidé autrement. Samedi et dimanche, il a été tout simplement impérial, rappelant du même coup à ses détracteurs qu’il fallait encore compter avec lui.

Le duel tant attendu

Mieux encore, ce Grand Prix nous a donné ce que nous attendions impatiemment depuis le début de la saison : une véritable lutte au sommet entre les deux meilleurs pilotes. Un mano a mano bien réel, une bonne vieille bagarre en piste et non un duel artificiel qui se joue dans les puits ou qui résulte d’une décision des commissaires.

On se souviendra que lors des deux affrontements précédents, à Silverstone et à Monza, cela s’était terminé par un accrochage; pas cette fois. Ce n’est pas faute d’avoir essayé : Mad Max a tout fait pour sortir Hamilton de piste lors sa première tentative de dépassement. Heureusement pour lui, les commissaires ont préféré regarder ailleurs… Leur inaction a probablement contribué à fouetter Hamilton encore plus. Verstappen, de son côté, se savait sous haute surveillance après sa première défense « agressive » et ne pouvait pas étirer l’élastique.

Tout au long du week-end, Lewis Hamilton n’a pu compter sur l’aide de personne. Détenteur de la pole, Valtteri Bottas aurait pu ralentir les deux Red Bull pendant que son coéquipier entamait sa remontée mais, fidèle à lui-même, il a failli à sa mission, laissant Verstappen et Pérez prendre le large.

Le champion en titre a dû se cracher dans les mains et faire le travail tout seul. Idem lorsque Mad Max a essayé de le sortir : Hamilton n’a pas eu de coup de pouce des officiels. Et au fond, c’était très bien ainsi : il a remporté une victoire claire, nette et sans équivoque. Digne d’un pilote d’exception.

« Ce qui ne me tue pas me rend plus fort », écrivait Nietzsche dans Le crépuscule des idoles. Hamilton a fait sienne cette devise, repoussant du même coup son propre crépuscule.

Un autre week-end décevant pour Stroll

À l’opposé, notre grand espoir canadien nous a encore fait la démonstration qu’il n’était pas taillé de ce bois. Lance Stroll a été invisible lors du sprint du samedi et le lendemain, il s’est accroché avec Yuki Boum Boum Tsunoda en début de course. À la décharge du pilote montréalais, l’accident ne lui est pas imputable mais sa monoplace a été endommagée lors du contact et il a dû abandonner à la mi-course, dans l’indifférence générale.

Pour Vettel, ce fut à peine mieux : il a réussi à devancer son coéquipier lors des qualifications du vendredi et de la course sprint du samedi, mais il n’a pas réussi à glaner de points, terminant le Grand Prix au 11e rang.

Si Aston Martin a décidé de sacrifier la saison 2021 pour mieux préparer 2022 et sa nouvelle réglementation technique, passe encore; mais si les résultats ne sont pas là l’année prochaine, Lawrence Stroll, qui n’est pas venu en F1 pour faire de la figuration, risque de s’impatienter. Et ses actionnaires aussi…

 

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