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CF Montréal: Nancy a fait le maximum avec ce qu’il avait

CF Montréal: Nancy a fait le maximum avec ce qu’il avait
Photo AP

Les espoirs étaient peu élevés en début de saison pour le CF Montréal. L'entraîneur Thierry Henry venait de quitter et Wilfried Nancy arrivait à la dernière minute avec un nouveau groupe qui ne se connaissait pas.

Comme plusieurs experts, je donnais peu de chances à cette équipe de se tailler une place en séries. La majorité des nouveaux joueurs étaient des inconnus dont on ne connaissait pas les qualités.

Mais malgré une première moitié de saison disputée entièrement sur la route, cette équipe ne cessait de nous impressionner. La formation montréalaise a même passé quelques semaines au sommet du classement dans l’est. Chaque fois que l’on pensait que la descente aux enfers était sur le point de débuter, l’équipe trouvait une autre façon de nous surprendre.

Meilleure défensive

La plus grande amélioration en 2021 aura été la défensive. Dans ce système à trois défenseurs centraux, le CFM a trouvé une façon de se donner une identité qui fonctionnait. Rudy Camacho a connu une excellente saison comme général de la défensive et les joueurs autour de lui ont suivi. L’équipe pouvait commencer à aspirer à des victoires. Et ils en ont récolté plusieurs.

Mais comme je l’ai dit 1000 fois, en MLS ce n’est pas comment tu commences, mais comment tu finis. 

Et en fin de saison, nous avons vécu un scénario trop bien connu ici à Montréal. Les meilleurs joueurs tombent au combat - ou sont fatigués - et les joueurs de profondeur ne sont pas en mesure de faire la différence.

À la fermeture du mercato, il fallait bouger. La blessure à Romell Quioto a coûté au CF Montréal une place en séries, tout simplement.

Les manquements

Si on peut aimer le travail effectué par le duo Olivier Renard/Wilfried Nancy, il y a tout de même eu quelques manquements. 

Lorsque la fenêtre des transferts s’est refermée, le club était déjà au courant que Mason Toye raterait le reste de la saison, que Romell Quioto jouait sur une patte et que Bjorn Johnsen ne faisait pas le travail.

Il fallait agir et ajouter un attaquant capable d’aider l’équipe à traverser cette fin de saison. Une équipe qui voulait vraiment gagner aurait trouvé le moyen de le faire. C’était injuste pour le club de demander à un jeune en apprentissage comme Sunusi Ibrahim de transporter ce fardeau. Dans un monde idéal, Ibrahim aurait passé la saison avec les u23 cette année pour parfaire son jeu. 

Encore faut-il savoir si cette décision venait du directeur technique, du propriétaire qui ne voulait pas investir plus d’argent ou du fait qu’on avait les mains attachées à cause du plafond. À un moment donné, cette dernière excuse devient lassante.

Mis à part ceci, on peut dire que dans sa mission de devenir un club vendeur, Renard a complété de belles prises qui assurément se transformeront en argent pour M. Saputo un jour. En ce sens, la machine est bien en marche.

Nancy a soutiré le maximum 

Ayant perdu Mason Toye et Romell Quioto pour une bonne partie de la saison, Nancy a fait ce qu’il pouvait avec ce qu’il avait. Il a même dû débuter certains matchs sans un seul véritable attaquant sur le terrain. C’était écrit dans le ciel qu’éventuellement ça allait rattraper l’équipe.

Il a deux dossiers qui titillent par contre. Ceux de Bjorn Johnsen et de Jean-Yves Ballou Tabla. Pour une équipe qui cherchait à marquer des buts, on peut dire que d’écarter systématiquement ces deux joueurs est surprenant.

On connaît tous les qualités offensives de Ballou, et je ne peux faire autrement que de me demander s’il n’aurait pas pu aider à ce niveau en fin de saison. Je ne peux pas véritablement juger de la décision du coach, car je ne sais pas à quel point ça n’allait pas entre les deux hommes. Ballou était-il à ce point mauvais durant les entraînements, les deux buts à Halifax sont-ils le résultat d’un coup de chance, ou était-ce personnel entre eux?

Sans connaître tous les détails, j’aurais aimé qu’on l’essaye plus souvent. À un moment donné, quand tu as besoin d’attaque, tu n’as pas 56 choix.

Dans le cas de Bjorn, un gars qui gagne 1M$ en MLS se doit de faire la différence dans la MLS. Plus la saison avançait et plus Nancy perdait confiance en lui. Dans les derniers mois, il ne jouait que le rôle de réserviste qui ne voyait que quelques minutes en fin de match.

Même s’il avait voulu le lancer dans la mêlée comme attaquant partant en fin de saison, ça aurait été impossible de le faire puisqu’il n’avait pas joué 90 minutes depuis une éternité. Je sais que Bjorn ne s’est vraiment pas aidé cette saison avec des performances plus que décevantes, mais pour relancer un attaquant de ce type, il n’y a qu’une solution, il doit jouer. 

Pour le reste, Nancy a réussi à épater un peu tout le monde dans la MLS. Son poste, il ne l’a pas volé et a fait le maximum qu’il pouvait avec l’effectif qu’il avait.

Plus d'excuses

Depuis au moins cinq ans, chez le CF Montréal, on nous explique pourquoi le moment n’est pas le bon pour se lancer dans un processus pour devenir une équipe aspirante au titre. On a les mains liées à cause de vieux contrat, le directeur technique a besoin de temps, nous n’avons pas l’équipe en ce moment pour gagner, l’équipe perd de l’argent année après année.

Mais on doit dire les choses comme elles sont, le CF Montréal - ou l’Impact - joue le rôle de figurant dans la MLS depuis cette date. Rater les séries, il n’y a rien de nouveau là-dedans. Dans les 5 dernières années, ils ont terminé au 9e, 7e, 9e, 9e et 10e rang.

Mis à part le match suicide disputé en 2020, l’Impact n’a pas fait les séries depuis 2016.

Mais désormais, Olivier Renard est en place depuis plus de deux ans, les plus vieux contrats arrivent à expiration, et le temps des excuses doit arrêter dès maintenant. Pendant combien de temps peuvent-ils s’attendre à ce que les amateurs patientent? Plusieurs années de vaches maigres, ce n’est jamais bon pour une franchise, sinon ça devient ton étiquette.

Il serait temps que l’on gâte un peu les partisans sur le terrain. L’acquisition de quelques joueurs établis pourrait raviver la flamme à Montréal. Pourquoi pas un attaquant «joueur désigné» sur qui on peut enfin compter pour remplir le filet? Ce n’est pas trop demander, il me semble.

Surtout si le CFM arrive à battre Toronto dans deux semaines et se qualifier pour la ligue des champions, un message fort de ce type pourrait rapidement changer l’image ternie du club. 

Avec Renard et Nancy bien en selle, il y aurait de quoi être excités.

Si Joey Saputo demande à Olivier Renard de poser des gestes concrets cet hiver dans le but de devenir la première équipe en MLS à remporter la ligue des champions au printemps, on pourrait vite faire oublier cette année de misère et rapidement regagner la confiance du public.

Ah oui... Et aussi ramener le nom et le logo de l’Impact, bien sûr.

Fabi la nuit
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