• Accueil
  • Le Québécois Alex Anthopoulos à la Série mondiale
98.5 Sports
DG et président des opérations des Braves d'Atlanta

Le Québécois Alex Anthopoulos à la Série mondiale

Le Québécois Alex Anthopoulos à la Série mondiale
0:00
9:52

J’ai rencontré Alex Anthopoulos au début des années 2000. J’étais affecté à la couverture des Expos et Alex, un Québécois d’origine grecque, était stagiaire chez les Expos. Il passait le courrier interne et les notes de presse aux journalistes.

Alex était le genre de gars avec qui je m'entends bien! Nous avions beaucoup de similitudes et points en commun. Nous avions deux ans de différence, nous étions tous deux des fils d’immigrants et nous avions la passion pour le baseball. À l’époque, je fréquentais une fille grecque et donc je m’amusais à pratiquer mon grec avec lui et aussi avec Elias Makos, aussi à l’emploi du club. Aujourd’hui, Makos est un animateur vedette du côté de CJAD radio.

Même si lors de sa première année aux Expos, il n’était pas payé par le club, on pouvait voir qu’Alex était venu pour apprendre. Il avait supplié le club de lui ouvrir une porte, et cette porte, il l’a littéralement défoncé. 

Tous les jours à 15h30, nous avions accès au bureau de Felipe Alou qui nous permettait de lui poser une multitude de questions sur le baseball. Même si nos interrogations n’avaient rien à voir avec le match à venir. Alex était presque toujours présent, il écoutait attentivement.

Mais les Expos étaient menacés de déménager. Et avant même que le club ne lève les feutres pour Washington, Anthopoulos s’est trouvé du travail à Toronto avec les Blue Jays. Pendant que nous ici espérions tous un miracle (que la franchise soit sauvée) Alex avait eu le courage de tout de suite quitter le bateau et s’assurer de se trouver du travail ailleurs.

Je dois le dire, je n’ai pas eu ce même courage. Les enfants d’immigrants québécois laissent très rarement la famille dernière pour pourchasser leurs rêves. Mais Anthopoulos vivait avec sa tante et avait décidé qu’il devait foncer, même si ce n’était pas avec les Expos.

Il est allé faire du dépistage avec les Blue Jays en Floride et nous avons perdu contact.

Anthopoulos refait surface

C’est seulement à la fin des années 2000 que j’entends à nouveau parler d’Alex. Le directeur général des Blue Jays J.P. Ricciardi perd un de ses assistants et nomme Anthopoulos à sa place.

Je suis littéralement assommé de lire la nouvelle, Alex qui passait le courrier au Stade olympique il y a 8-9 ans était devenu assistant au directeur général! Je n’en revenais tout simplement pas. 

Quelques mois plus tard, Ricciardi perd lui aussi son poste, et comme par magie, Anthopoulos est nommé DG. Wow! Je crois rêver! Comment a-t-il pu gravir les échelons aussi rapidement?

C’est à ce moment où CKAC Sports confirme une entente de radiodiffusion avec les Blue Jays. Je suis nommé descripteur des matchs et Alex Agostino, analyste. Ces nouvelles taches m’amènent à voyager souvent vers Toronto pour décrire les matchs et c’est à ce moment où je croise à nouveau Anthopoulos.

J’avais de la difficulté à lui exprimer à quel point j’étais fier de lui. Il était l'un des nôtres et il était rendu au sommet de la pyramide. Je peinais à y croire. 

Mais Anthopoulos ne s’est pas contenté de sa nomination, il a fait des Blue Jays une équipe excitante. 

Si certains Québécois sont retombés en amour avec le baseball après le départ des Expos, c’est possiblement à cause de lui. Cette équipe du milieu des années 2010, avec José Bautista, Edwin Encarnacion, Josh Donaldson, Russell Martin et compagnie, c’est lui qui l’a bâtie. Ils auraient bien pu gagner une Série mondiale, mais ne s’y sont jamais finalement rendus. 

C’est pour ça que j’ai été aussi déçu de ne voir quitter les Jays en 2015. Il nous avait redonné le goût de regarder du baseball et nous avions des raisons de vouloir voir les Jays gagner.

Après un passage de quelques saisons avec les Dodgers à titre de président des opérations baseball, Anthopoulos accepte de devenir le directeur général des Braves. Une équipe que nous détestions au possible à l’époque. Ils ont longuement fait la vie dure aux Expos. 

Mais pour la première fois de ma vie, j’espère voir les Braves l’emporter. C’est une première visite en Série mondiale pour notre Alex national et il n’y a rien que je souhaiterais plus que de le voir lever le grand trophée. Un scénario auquel nous n’aurions jamais osé rêver un soir donné du haut de galerie de presse du Stade olympique. 

Fabi la nuit
En direct de 00:00 à 03:00
0
75
Votre version d'internet explorer est trop basse. Utilisez au moins la version 11 ou un navigateur récent comme Google Chrome.