CF Montréal | Bilan de quart de la saison

CF Montréal | Bilan de quart de la saisonPhoto: Eileen T. Meslar / The Associated Press

La MLS est en pause internationale et ça nous emmène au bilan de quart de saison dans le circuit de soccer de Don Garber.

Avouons-le, on ne donnait pas cher de la peau des hommes de Wilfried Nancy en début de saison. Une équipe reconstruite avec un paquet d’inconnus qui vient des quatre coins de la planète, un camp d’entraînement rafistolé à cause des contraintes de la COVID, et un entraîneur-chef nommé à la dernière minute.

Sauf qu’il faut admettre que le club se tire quand même bien d’affaire. Placé au quatrième rang de la conférence de l’Est avec 11 points, le CF Montréal fait plutôt bonne figure. Même si de nombreux points ont parfois été bêtement perdus, il reste que sur le fond, le club joue du bon soccer.

Plus souvent qu’autrement, même dans certains matchs où la victoire à leur a glissé entre les mains, l’équipe dominait son adversaire.

Mis à part le dernier match avant la pause, où le Fire avait été la meilleure équipe sur le terrain, le 11 montréalais a été meilleur que son adversaire, ou a du moins été capable de faire jeu égal. Curieusement, malgré leur pire match de la saison à Chicago, Montréal est tout de même sorti de là avec les trois points.

Le meilleur

Rudy Camacho s’est imposé comme étant le joueur le plus fiable de l’équipe en ce début de saison. Il a joué toutes les minutes des huit premiers matchs.

Celui qui en a fait rager plus d’un dans les dernières années est devenu le général en défensive cette saison. Il joue au centre d’une défensive centrale à trois et force est d’admettre que ça fonctionne.

Il n’est pas rare d’entendre ses coéquipiers l’encenser pour ses prouesses sur le terrain et pour le leadership qu’il apporte au groupe.

Camacho sera sans contrat à la fin de cette saison. Une chose est certaine, il donnera d’excellents arguments à son agent lors des prochaines négociations.

La surprise

L’attaquant Mason Toye ne dérougit pas. Après avoir marqué deux buts face à Tampa lors du dernier match préparatoire, Toye a récidivé avec deux autres buts lors des deux premiers matchs de la saison.

Il a ensuite raté les cinq matchs suivants à cause d’une blessure, mais dès son retour il s’est empressé à récidiver, marquant le but gagnant face au Fire.

Il a été tellement opportuniste cette saison que le club s’est vraiment ennuyé de lui lors de son absence. Pour un joueur qui n’en avait montré que très peu en 2020, en 2021 il est devenu indispensable aux succès de l’équipe.

La carte cachée

Kamal Miller s’est amené à Montréal l’hiver dernier suite à une transaction avec Orlando. Le jeune canadien ne jouait plus beaucoup avec OCSC, le changement d’air a donc été positif pour lui.

Il a lui aussi disputé toutes les minutes des six matchs où il a été en santé. Camacho et lui sont devenus des complices inséparables dans cette défensive centrale à trois.

Malheureusement il est présentement blessé, sans quoi il aurait été sélectionné par le Canada pour les matchs de la qualification de la Coupe du monde qui ont lieu en ce moment. L’entraîneur John Herman lamentait son absence, espérant seulement le retrouver en juillet pour la Gold Cup.

Rappelons que Miller ne touche même pas 100 000$ cette saison.

La déception

Difficile de trouver un joueur décevant jusqu’à maintenant cette saison. S’il faut en identifier un, on pourrait dire Romell Quioto. Malgré le fait qu’il récolte des passes, il n’a pas marqué depuis le match d’ouverture face à Toronto.

Quioto avait l’habitude de nous en mettre plein la vue en 2020, marquant des buts avec régularité. Cette saison il a manqué plusieurs chances franches, mais un inconfort pourrait aussi expliquer cela.

Il a raté le dernier match avant la pause à cause d’une blessure et ratera aussi les matchs de son équipe nationale du Honduras. Mais sa détermination et sa façon agressive d’attaquer le filet adverse nous laissent présager le meilleur pour la suite des choses.

La direction

Il faut donner une note positive au directeur sportif Olivier Renard et à son assistant Vassili Cremanzidis, qui ont fait un bon travail de recrutement l’hiver dernier avec des moyens quand même limités. Ils ont déniché des joueurs peu connus, mais qui possèdent du potentiel.

Une bonne note aussi à Nancy et à son équipe d’entraîneurs qui jusqu’à maintenant a trouvé le moyen de faire tourner son effectif sans trop en ressentir de désorganisation. 

Difficile de plaire à tous les joueurs, il n’y a que 11 places sur le terrain, mais lorsque les résultats y sont, c’est difficile d’en demander plus.

Puisqu'il faut se lever
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