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« Nos joueurs ont besoin de plus de pression! » -Joey Saputo

« Nos joueurs ont besoin de plus de pression! » -Joey SaputoCogeco Media
Les joueurs de l'Impact avant le match au Stade olympique en février

Le propriétaire de l’Impact de Montréal Joey Saputo a participé à un intéressant webinaire organisé par le site web de son autre équipe, le FC Bologne.

Pendant une heure, Saputo a répondu à une kyrielle de questions de la part de plusieurs jeunes amateurs de l’équipe italienne.

Saputo a été très généreux de son temps avec les jeunes, répondant le plus franchement possible, même lorsque certaines questions étaient plus corsées.

Il a aussi été beaucoup question de l’Impact et des intérêts personnels du grand patron. En voici les grandes lignes :

Comment Joey Saputo est-il devenu un amateur de soccer?

« Ici au Canada le sport national c’est le hockey. En tant que jeune je jouais au hockey sur glace, et encore aujourd’hui. Je ne suis pas très bon au soccer. Je dirais même que je fais rire mes enfants quand je tape dans un ballon, car je ne suis vraiment pas très bon. C’est seulement lorsque j’ai acheté l’Impact que j’ai commencé à vraiment suivre le soccer. Quand j’étais jeune, il n’y avait pas de soccer à la télé, mais seulement du hockey. »

Qui a été ton héros sportif de jeunesse?

« Guy Lafleur a toujours été mon idole dans le monde du sport. C’est un attaquant qui évoluait avec les Canadiens de Montréal ici, notre équipe locale. Lorsqu’il a arrêté de jouer, j’ai eu la chance de le rencontrer, et c’est une personne incroyable et surtout un énorme ambassadeur pour la ville et le hockey. »

Y a-t-il un aspect du soccer américain qui pourrait nous aider en Italie?

« Au niveau technique, je ne peux pas comparer le soccer canadien au soccer italien. Vous êtes définitivement plus avancés que nous. Ce que l’on pourrait emmener en Italie c’est notre sens du marketing nord-américain, qui pourrait nous aider en termes d’expérience client à Bologne. Mais au niveau soccer, vous êtes trop loin devant nous. »

Quelle est la principale différence entre jouer au soccer au Canada et en Italie?

« La mentalité n’est pas la même en Amérique. Ici quand l’équipe perd un match ou joue mal, les joueurs n’ont pas la même pression. Ils ne vivent pas la même expérience à ce niveau qu’en Europe. Selon moi, cela doit changer si on veut que le soccer évolue ici. Tu dois sentir cette pression venant des journalistes et des partisans le lundi sur les tribunes téléphoniques. C’est ce qui te pousse à jouer encore mieux. Mais nous ne sommes pas encore rendus là. Je ne dis pas que nous devons nous rendre aussi loin que ce que vous vivez en Europe, mais l’aiguille doit avancer un peu.»

Comment pouvez-vous comparer l’expérience de vivre un match en MLS et en Italie?

« Quand je regarde un match en Italie, je le vis avec plus d’émotion, car l’atmosphère dans le stade fait en sorte que tu auras les nerfs à fleur de peau. L’expérience que je vis en Italie en regardant un match me donne vraiment beaucoup plus de satisfaction. »

Quelle est la différence entre être propriétaire de l’Impact et de Bologne?

« Nous ne vivons pas la pression d’être rétrogradés. Nous ne vivons que la peur de manquer les séries. Mais même si tu manques les séries, ce n’est pas la fin du monde, ce n’est pas comme si tu perdais énormément d’argent. Il n’y a donc pas cette crainte. »

Comment a changé ta vie depuis que tu possèdes les deux équipes?

« Lorsque j’avais seulement l’Impact, je souffrais environ 34 fois par année. Maintenant avec Bologne aussi, je souffre plus souvent. Avant l’hiver je me reposais, maintenant il n’y a plus de repos. Il n’y a pas un weekend où je me repose. Et des fois, l’Impact et Bologne jouent la même fin de semaine. Ça me cause énormément de stress. »

Sur le webinaire il y avait aussi un ancien de l’Impact, l’attaquant Marco Di Vaio qui travaille maintenant à Bologne dans l’équipe de direction.

Il a parlé avec sérénité de son passage avec le Bleu-blanc-noir.

« Je suis nostalgique de mes années avec l’Impact à Montréal. Je me sentais comme quand je jouais au niveau mineur. J’ai retrouvé le réel plaisir de jouer. Ici en Europe, les situations externes qui entourent le jeu conditionnent les joueurs. Les spectateurs viennent au stade pour avoir du plaisir et non pour faire le trouble. »

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