Une entrée réussie pour Thierry Henry

Une entrée réussie pour Thierry Henry

Lundi matin j’ai effectué un premier contact officiel avec le nouvel entraineur-chef de l’Impact Thierry Henry, lors d’une entrevue que j’ai effectuée immédiatement après la fin du point de presse officiel de l’ancienne légende française.

Thierry Henry en entrevue avec Jeremy Filosa | 18 novembre 2019

11:27

J’ai été agréablement surpris par sa gentillesse. Ce n’était qu’une petite rencontre de dix minutes, mais le courant a très bien passé. Peut-être qu’il m’aimera moins lorsque j’aurai à poser des questions plus difficiles plus tard dans l’année, mais pour l’instant, c’était vraiment cordial.

Il m’a semblé très honnête lorsqu’il a parlé du charme de Montréal et de son désir d’être ici. On a peu parlé de soccer - il y aura du temps pour ça - on s’en est tenu à la base de son arrivée à Montréal. On a bien ri lorsque je lui ai lancé une petite question en Créole, lui qui est originaire de la Guadeloupe. Disons que ça mettait bien la table.

Henry a reconnu qu’à Monaco, les choses ne s'étaient pas passées comme il l’avait espéré, mais qu’il avait appris de cette aventure difficile.

Suivre la MLS et sa relation avec Patrice Bernier

Il y a deux choses que j’ai vraiment appréciées de ce que j’ai entendu ce matin au point de presse. Premièrement, il a souvent fait référence à des situations qui sont arrivées en MLS depuis son départ des Red Bulls, cela me prouve qu’il a continué de suivre ce championnat, même au loin.

Même s’il a quitté la MLS il y a quatre ans, c’est clair qu’il est demeuré informé de ce qui se passe ici, ce qui est primordial pour l’Impact. Non, il n’arrivera pas ici comme un cheveu sur la soupe. Il ne connaît peut-être plus la MLS aussi bien qu’à l’époque, mais il ne part pas de zéro, loin de là.

Avec la Ligue des champions débutera rapidement à la mi-février, l’Impact ne pouvait pas se permettre d’embaucher un entraîneur qui allait en être à ses premiers balbutiements ici. Il a admis que ce n’est pas idéal de débuter son passage ici avec un gros match de la Ligue des champions, mais il sera bien épaulé pour le faire.

Et c’est là où j’en viens à mon deuxième point. Il aura à ses côtés l’ancien capitaine du club Patrice Bernier, il me l’a confirmé en entrevue. Comme cela avait été le cas lorsque les deux anciens joueurs avaient partagé le même terrain en match des étoiles MLS, Henry a été extrêmement élogieux envers l’ancien capitaine de l’Impact.

Henry reconnait la valeur d’avoir un assistant aussi intelligent et connaisseur de la MLS. Il a continué de lui lancer des fleurs en entrevue avec moi, rappelant aux auditeurs à quel point le Q.I. soccer de Bernier est élevé. Pour lui, Bernier devrait avec un emploi à vie chez l’Impact, et il a raison.

Rémi Garde avait, selon moi, fait une erreur de ne pas l’inclure dans son équipe d’entraîneurs. J’avais même posé la question en point presse lorsque ce dernier avait été embauché. Mais mis à part Wilfrid Nancy, Garde avait préféré faire confiance à ses hommes qu’il emmenait d’Europe.

Henry, lui, reconnaît qu’il se doit de bien s’entourer s’il désire se donner une chance avec l’Impact. C’est déjà un point très important. Henry a aussi eu de très bons mots pour Wilfrid, qu’il semble aussi vouloir garder dans son effectif.

Le marketing ou le coaching avant tout?

L’Impact a autant besoin d’un bon entraîneur qu’il a besoin d’un visage marketing. Nacho Piatti a beau remplir le filet, il n’a pas la capacité de traîner cette charge sur ses épaules. Lorsque je lui ai posé la question, Henry semblait à l’aise avec ce rôle. « Si je suis ici, c’est aussi pour cela », m’a-t-il répondu. 

Ça peut parfois paraître lourd de toujours se rendre disponible pour les médias, les commanditaires, les partisans et les causes humanitaires, mais Henry devra le faire le plus possible si l’Impact veut capitaliser au maximum son passage à Montréal. Jusqu’à maintenant, rien à redire à ce niveau, on verra pour la suite des choses.

En espérant que Thierry aura suffisamment de temps pour que Montréal puisse profiter au maximum de tout ce qu’il peut emmener à un club. Et si les amateurs espèrent qu’Henry fera un bon bout de chemin en tant qu’entraîneur-chef, le principal intéressé aussi.

« Je prends l’exemple de l’Union de Philadelphie qui a gardé le cap pendant plusieurs années et aujourd’hui, on voit les résultats. On voit aussi ce que viennent de faire le Toronto FC et les Sounders. On ne peut pas bâtir un projet sur seulement un an, ça prend du temps. »

Une chose est certaine, maintenant que Kevin Gilmore et Olivier Renard sont en poste, il est moins probable que l’entraîneur soit en conflit direct avec le propriétaire, comme cela a été le cas avec Rémi Garde et Joey Saputo. Il y a maintenant une hiérarchie, on sait qui se rapporte à qui en cas de problème, et ça, ça me redonne confiance.

Gilmore et Renard ont injecté une dose de crédibilité dont avait besoin l’Impact, et ça fait du bien. Maintenant, avec l’arrivée d’Henry et avec l’aide de deux locaux en Bernier et Nancy, on peut croire que l’Impact s’en va enfin dans la bonne direction.

Musique
En direct de 03:00 à 10:00
0
100
Votre version d'internet explorer est trop basse. Utilisez au moins la version 11 ou un navigateur récent comme Google Chrome.