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Grand Prix des États-Unis : le plus grand?

Grand Prix des États-Unis : le plus grand?

Tous sports confondus, déterminer qui est le plus grand athlète est un exercice difficile, ne serait-ce que parce qu’on peut difficilement comparer les époques. Maurice Richard, Gordie Howe et Doug Harvey auraient-ils été des joueurs aussi dominants dans le hockey d’aujourd’hui ? Babe Ruth frapperait-il autant de circuits ? Usain Bolt était-il supérieur à Jesse Owens ?

Dans les sports motorisés, l’évolution de facteurs externes comme la mécanique, l’informatique et l’aérodynamique pèsent aussi très lourd dans la balance. Avec ses six championnats, Lewis Hamilton est-il vraiment meilleur que Fangio ?

Et si Jim Clark n’était pas mort si jeune, aurait-il été le premier à surpasser les cinq championnats de l’Argentin ? Ou à atteindre le plateau des 30 victoires ?

Et si Stewart avait attendu une ou deux années avant de prendre sa retraite ?

Et si Lauda n’avait pas eu son accident ?

Pilote dominant de l’entre-deux-guerres, Tazio Nuvolari était-il du même calibre que ces immortels de la Formule 1 ?

On peut en débattre infiniment.

Si on veut parler de Hamilton, comparons alors des pommes avec des pommes. Michael Schumacher est le recordman de la F1 moderne. Aussi polarisant puisse-t-il être, le Baron rouge a les chiffres de son côté : 91 victoires et sept couronnes de champion du monde. Hamilton est arrivé en F1 en 2007, tout de suite après la première retraite du Baron rouge. Ils ont quand même pu s’affronter, Schumacher ayant décidé de revenir en F1 en 2010. Sans grand succès, cependant : non seulement Mercedes n’était pas encore l’écurie dominante qu’elle allait devenir, mais pour la première fois, Schumi a été dominé par son coéquipier (Nico Rosberg).

Il faut aussi préciser que c’était la première fois depuis ses deux premiers championnats chez Benetton (1994-1995) que Schumacher n’avait pas un valet forcé de lui céder le passage. Rosberg n’a pas été confiné dans ce rôle, comme l’avaient été Irvine, Barrichello et Massa chez Ferrari.

Dominé par son jeune coéquipier, le Baron rouge a quitté la F1 pour de bon à la fin de la saison 2012 sans avoir remporté un seul Grand Prix lors de son séjour chez Mercedes. La saison suivante, il a été remplacé par un certain Lewis Hamilton…

L’impact de Rosberg et Lauda

Dire que la cohabitation Hamilton-Rosberg a été houleuse est un euphémisme. Contrairement à Ferrari, qui a terni l’image de la F1 avec ses désormais célèbres consignes d’équipe qui déterminaient d’avance le résultat des courses, Mercedes a montré son respect envers la F1 et son public en laissant ses pilotes se battre. Une décision méritoire, il faut le dire, parce que les deux dirigeants de l’écurie, Toto Wolff et Niki Lauda, ont dépensé beaucoup d’énergie à gérer ce combat de coqs. La solution facile aurait été d’engager un docile pilote numéro deux – ce que Mercedes a d’ailleurs fait après la retraite surprise de Nico Rosberg.

N’empêche que cette lutte fratricide a tiré ses deux belligérants vers le haut. Reconnu pour ses passages à vide et son irrégularité, Hamilton n’a jamais eu une seconde de répit avec Rosberg. Et ce dernier a puisé au fond de ses ressources pour finalement battre Hamilton en 2016. Physiquement et émotionnellement vidé, Rosberg a ensuite décidé de tout arrêter. Il avait atteint son but : battre le meilleur. Comme Ken Norton et Joe Frazier, passés à la postérité pour avoir battu Mohamed Ali au sommet de sa forme.

Comme Ali, cette rare défaite a rendu Hamilton encore meilleur : même s’il n’avait plus de menace directe de son équipier, Bottas n’étant pas Rosberg, il a enfilé trois championnats d’affilée. Transformé par Niki Lauda, Hamilton est devenu discipliné et régulier comme jamais. Et imbattable.

Mais surtout, l’Histoire retiendra que Hamilton, contrairement à Schumacher, n’a jamais mis la vie de ses pairs en danger. Qu’il a ramené le respect et le fair-play en Formule 1. Qu’il n’a pas volé ses victoires en s’appuyant sur un coéquipier obligé de le laisser passer et forcé de ralentir le reste du peloton. Hamilton a gagné sans jouer au matamore, sans que son écurie utilise des méthodes mafieuses pour truquer les courses. (Rappelez-vous de Jean Todt ordonnant à Norberto Fontana, de l’écurie Sauber, de ralentir Jacques Villeneuve si l’occasion se présentait, à Jerez, en 1997. Devinez qui fournissait les moteurs à Sauber ?)

Bref, Hamilton a gagné parce qu’il a battu les meilleurs. Il a été le meilleur d’entre tous. Et ce faisant, il a fait un bien immense à la F1.

L’Histoire retiendra aussi que Lewis Hamilton a été le premier, ne l’oublions jamais, à briser la barrière raciale, et ce, dans une discipline réservée à une élite exclusivement blanche. Comme Jackie Robinson et Tiger Woods, il a ensuite pris les grands moyens pour laisser une trace durable.

Qu’il batte ou non les records de Schumacher devient, sous cet angle, bien futile.

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