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Olivier Renard aura besoin de temps; Joey Saputo devra être patient

Olivier Renard aura besoin de temps; Joey Saputo devra être patient
Olivier Renard et Kevin Gilmore / 98,5 Sports
Soccer - Impact: rencontre avec le nouveau directeur sportif, Olivier Renard

18:54

À l’automne 2017, l’Impact de Montréal nous annonçait en grande pompe l’arrivée d’un entraineur-chef de haut profil en Rémi Garde. Ce dernier devait donner à cette équipe une ligne directrice pour son équipe première, mais aussi à son académie.

Son point de presse fut rassurant et motivant pour les amateurs. Malheureusement, moins de 2 ans plus tard, Garde et ses assistants furent congédiés. C’est peut-être la raison pour laquelle les amateurs sont si hésitants cette fois-ci.

Deux ans plus tard, c’est au tour d’Olivier Renard d’être fièrement présent par le club, à titre de directeur technique, un rôle différent de celui de Garde, mais les méfiances demeurent dans le cœur des partisans. Renard a fait bonne impression mardi matin au Centre Nutrilait, comme cela avait été le cas pour Garde deux années plus tôt, mais cela ne veut rien dire si Renard connait la même fin que le premier.

Renard a expliqué clairement que les amateurs devront être patients avant de voir cette équipe véritablement se forger une identité. Mais la question demeure entière, pendant combien de temps M. Renard aura-t-il la chance de gérer l’Impact? Lui donnera-t-on le temps nécessaire pour tout bâtir?

À cette question, le président Kevin Gilmore a tout simplement répondu, « Absolument »!

Renard n’a pas voulu parler de reconstruction de l’équipe, car selon lui, l’objectif doit toujours demeurer le même, se qualifier pour les matchs éliminatoires MLS le plus souvent possibles.

De toute façon, l’Impact ne peut pas penser à une reconstruction, alors qu’une chance en or leur est offerte en Ligue des champions en février.

« Je n’ai pas de baguette magique, a lancé Renard. Je ne pourrai pas tout changer en quelques jours. Il ne faut pas tout de suite se mettre à rêver des titres, il faut se calmer. »

Il estime que pour vraiment commencer à mettre l’équipe à sa main, il faudra attendre au moins deux mercato.

Ne pas tout faire tout seul

La bonne nouvelle c’est que Renard semble vraiment comprendre qu’il ne pourra pas y arriver tout seul. Les subtilités de la convention collective de la MLS le forceront à s’appuyer sur son assistant Vassili Cremanzidis.

« Le soccer est un sport d’équipe et j’ai l’intention de compter sur ceux qui sont déjà ici pour m’aider, surtout au début. C’est un championnat étrange et particulier et je n’ai pas toutes les réponses. »

« Vassili est un homme très compétent, a ensuite expliqué Gilmore. Il connait la convention collective très bien et possède de bonnes relations avec les autres directeurs du circuit. »

Notons que la convention collective de la MLS viendra à échéance cet hiver et qu’une nouvelle convention devra être maitrisée avant le début de la saison prochaine.

Et qu’en est-il de l’ingérence de Joey Saputo? Comment Renard a-t-il l’intention de naviguer ces eaux périlleuses?

« C’est lui le propriétaire du club, il peut faire ce qu’il veut. Mais je crois que lorsque tu embauches des gens pour faire un certain travail, il faudrait aussi se fier à eux. »

Il semble clair que Renard a l’intention de rencontrer tous ses joueurs et ses entraineurs avant de prendre la moindre décision, que ce soit pour le choix du coach ou même des joueurs. Au moment où l’on se parle, Renard ne semblait pas prétendre avoir décidé de quoi que ce soit.

Gilmore s’attend à ce que son nouveau DT aille faire une petite visite au bureau de la MLS sous peu pour commencer à se familiariser au circuit.

Même si la charge de travail semble immense, Renard ne semblait pas inquiet plus qu’il le faut.

« En Europe c’est rare que nous ayons plus d’un mois et demi entre les saisons, donc je n’utiliserai pas cette excuse pour expliquer des choses si ça ne fonctionne pas bien. »

Le style de jeu

Il a beaucoup été question d’identité lors du point de presse de mardi matin. Quelle sera l’identité du club et quel genre de soccer Renard voudrait-il voir son équipe jouer?

« Ce serait difficile pour moi de venir ici et immédiatement dire comment on devrait jouer ou quelle est notre identité. Mais je vois le jeu nord-américain et j’aimerais voir notre équipe être un club footbalistiquement offensif, sans faire n’importe quoi derrière. »

Renard a aussi expliqué qu’il sera important pour l’Impact d’avoir sa propre identité, et non copier cette du FC Bologne en Italie, même si les deux clubs s’avèrent affiliés.

L’achat et la revente des joueurs

Renaud n’est pas sans savoir que ce qui a attiré l’Impact c’est sa capacité de dénicher du bon jeune talent pour ensuite le revendre à gros prix.

« C’est un aspect important au foot et je vois qu’en Amérique du Nord il y a un petit retard à ce niveau. »

Même si Renard est un Européen, il assure que ses contacts s’étirent bien plus loin que seulement le vieux continent. Il est devenu clair en MLS que le marché de l’Afrique et de l’Amérique du Sud devient de plus en plus important. Les joueurs européens coutent souvent trop cher et hypothèquent une grosse place sous le plafond salarial.

À ce niveau, le nouveau DT de l’Impact a assuré avoir de très bons contacts en Afrique qui lui ont permis de faire de bonnes affaires en Belgique récemment.

« Je veux une équipe qui a 11 joueurs sur le terrain qui ont tous une valeur de revente. »

Le fameux club réserve…

L’Impact est toujours sans club réserve et tout le monde chez l’Impact reconnait l’importance d’en créer un, Rémi Garde l’a répété à plusieurs reprises.

Olivier Renard n’est pas plus fou qu’un autre. Il sait très bien que ce dossier n’est pas entièrement dans ses mains, mais il a terminé son point de presse en lançant un message très clair.

« À chaque position, si nous avons trois joueurs aptes à jouer à ce poste, le troisième doit toujours revenir à un joueur québécois, au minimum. Même à Liège notre équipe réserve n’évoluait pas dans un championnat suffisamment bon pour vraiment tester nos jeunes joueurs, mais c’était mieux que rien. Car pour moi, un jeune joueur qui ne joue pas, c’est une catastrophe! »

À Joey Saputo maintenant de suivre le plan de match d’Olivier Renard et lui donner les outils nécessaires pour réussir, et surtout le temps nécessaire pour s’y rendre. Là est le hic qui inquiète la plupart du temps les partisans qui ont le sentiment que leur club n’avance pas, mais tourne en rond.

Voici une autre chance de se ressaisir à ce niveau et démontrer un peu plus de sérieux.

 

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