12x12 close outline12x12 edit12x12 headphones12x12 headphones outline12x12 pause outline12x12 pause12x12 play outline12x12 play12x12 stop12x12 stop outline12x12 envelope outline12x12 video outline12x12 download outline12x12 share outline12x12 share12x12 caret up outline12x12 caret right outline12x12 caret left outline12x12 caret down outline16x16 arrow right16x16 arrow left16x16 back to top16x16 caret up16x16 caret right16x16 caret left16x16 caret down16x16 check16x16 clock16x16 download16x16 envelope16x16 heart16x16 headphones16x16 info16x16 map pointer16x16 music16x16 pause16x16 phone16x16 photo16x16 play16x16 print16x16 search16x16 stop16x16 share16x16 warning16x16 talk16x16 user16x16 overflow horizontal16x16 overflow vertical16x16 microphone16x16 arrow left outline16x16 arrow right outline16x16 caret down outline16x16 caret top outline16x16 caret left outline16x16 caret right outline16x16 calendar outline16x16 headphones outline16x16 info outline16x16 pause outline16x16 play outline16x16 stop outline16x16 user outline16x16 warning outline16x16 apple16x16 facebook16x16 google16x16 instagram16x16 rss16x16 twitter16x16 youtube16x16 maboutiqueradio16x16 cart16x16 thumbs down16x16 thumbs up16x16 volume down16x16 mute16x16 volume up16x16 close16x16 spotify12x12 arrow left outline12x12 arrow right outline16x16 link
  • Accueil
  • Grand Prix de Singapour : Il faut sauver le soldat Vettel

Grand Prix de Singapour : Il faut sauver le soldat Vettel

Grand Prix de Singapour : Il faut sauver le soldat Vettel98,5 FM

Après une disette de plus d’un an, le chef de file désigné de l’écurie Ferrari, Sebastian Vettel, a finalement renoué avec la victoire. Vite, comme ça, c’est une belle histoire : la résurrection d’un champion déchu, admiré et respecté, après une longue traversée du désert, c’est toujours très vendeur. Ce que les gens aiment moins, cependant, c’est lorsque c’est arrangé avec le gars des vues, comme on dit chez nous.

Loin de faire l’unanimité, la victoire de Vettel a mécontenté beaucoup de gens, à commencer par les puristes, allergiques aux consignes d’équipe; mais aussi les fans, de plus en plus nombreux, de Charles Leclerc, étoile montante de la F1. De l’avis général, le coéquipier de Vettel s’est fait voler par son écurie, ne serait-ce qu’en vertu de la loi non-écrite qui stipule qu’au sein d’une écurie, le pilote qui mène la course obtient le privilège de décider de la stratégie d’arrêt aux puits. Évidemment, si Vettel était en pleine lutte pour le championnat, une bonne partie de ces mécontents ferait la part des choses; or, ce n’est pas le cas.

Mathématiquement, Vettel n’est pas éliminé : il est à 102 points de Lewis Hamilton, il reste six courses et une victoire vaut 25 points. Dire que les probabilités sont minces relève cependant de l’euphémisme : Hamilton n’a qu’à gérer sa confortable avance d’ici la fin de la saison pour s’assurer d’un sixième titre de champion du monde.

Toujours sur le strict plan mathématique, son coéquipier Valtteri Bottas constitue une menace plus sérieuse, avec seulement 65 points de retard. Mais le placide Finlandais a montré, depuis le retour du congé estival, qu’il n’a pas l’étoffe d’un champion – ni même d’un aspirant. Bottas est un numéro 2 docile et fiable, mais il sera toujours un numéro 2. Hamilton peut dormir tranquille.

La question à 40 millions $

Comment expliquer, dans ce contexte, la stratégie de Ferrari à Singapour ? Surtout après les deux victoires consécutives de Charles Leclerc ? Réponse : 40 millions. Soit le salaire annuel, en dollars US, de Vettel, qui n’est devancé à ce chapitre que par Lewis Hamilton (55 millions $ selon Forbes).

Même si Leclerc enchaîne les victoires et les poles positions, la Scuderia Ferrari – qui n’est pas une OBNL, ne l’oublions pas – doit rentabiliser son investissement. Et celui-ci ne se limite pas au seul salaire : toute la stratégie marketing de la plus célèbre écurie de course automobile (toutes catégories confondues) repose sur le quadruple champion du monde.

Avant de lancer Leclerc en orbite, Ferrari doit « réparer » Vettel. Et ce, parce qu’une victoire de Vettel rapporte plus, en espèces sonnantes et trébuchantes, qu’une victoire de Leclerc. Pour l’instant, du moins.

Le Monégasque est un jeune homme pressé, ce qui est la marque des champions; mais il va devoir patienter encore un peu, parce que le contrat de Vettel se termine en 2020. S’il refuse d’obtempérer, il se pourrait que sa voiture s’arrête en piste, à cause d’un problème mécanique, comme ce fut le cas à Bahreïn en début de saison… Théorie du complot ? Évidemment. Mais quand on connaît les antécédents de la Scuderia, on sait aussi que tout est possible.

Sur le strict plan commercial, la décision de Ferrari se justifie. Il ne s’agit pas, ici, de débattre sur l’aspect sportif, voire moral, de la chose : c’est une décision d’affaires, point. Ce n’est pas d’hier que les choses se passent ainsi en Formule 1 : c’était pareil chez Lotus il y a plus de 40 ans, avec Mario Andretti. Tous les accords commerciaux, contrats de commandites et autres, étaient axés autour de l’Américain. S’il avait fallu qu’il s’effondre, comme Vettel chez Ferrari, Colin Chapman aurait tout fait pour essayer de le remettre en selle.

Sur le plan sportif, tant Ferrari que la F1 ont besoin de Sebastian Vettel. Contrairement à Fernando Alonso, un pilote au parcours conflictuel, Vettel a une réputation sans tache, qui lui vaut le respect de tous. Ses nombreuses erreurs en piste, au cours des dernières saisons, n’ont altéré en rien (ou si peu) son capital sympathie, ce qui en dit beaucoup sur l’homme derrière le pilote. Comme n’importe quel sport professionnel, la F1 a besoin de modèles comme Vettel.

L’écurie Ferrari a aussi besoin de deux pilotes capables de gagner des courses. À ses dernières années chez les Rouges, Felipe Massa n’était plus que l’ombre de lui-même; idem pour Raikkonen, qui n’a remporté qu’un Grand Prix en cinq saisons, lors de son deuxième séjour à Maranello. Or, même dans une écurie où la hiérarchie entre les pilotes est bien définie, comme c’est le cas chez Ferrari, le numéro 2 doit être capable de compenser en cas de défaillance du numéro 1.

Les championnats des Constructeurs se gagnent avec une combinaison de pilotes efficaces. Et ces championnats se traduisent, eux aussi, en espèces sonnantes et trébuchantes.

On ne s’en sort pas. L’argent, toujours l’argent…

En direct de 12:00 à 15:00
0
100
Votre version d'internet explorer est trop basse. Utilisez au moins la version 11 ou un navigateur récent comme Google Chrome.