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«Le collégial, ce n'est pas une business» - Louis Leblanc

«Le collégial, ce n'est pas une business» - Louis Leblanc Photo AP
Ryan Poehling, l'espoir du Canadien, à St. Cloud State

Les espoirs du Canadien de Montréal, l’attaquant Ryan Poehling et le gardien Cayden Primeau, pourraient-ils quitter leurs équipes américaines respectives afin d’accélérer leur cheminement vers le grand club?

Ancien premier choix et actuellement adjoint-entraîneur à l’Université Harvard, située à Boston, Louis Leblanc sait que les deux jeunes hommes auront des décisions à prendre sous peu.

Parfois, les organisations professionnelles exercent de la pression pour faire en sorte que leurs joueurs repêchés qui évoluent dans le système américain interrompent leurs études et se plongent dans l’aventure professionnelle au plus vite.

« Chaque club (professionnel) gère ses joueurs différemment, note Leblanc. Il y a des moments durant l’année où une équipe professionnelle pense que c’est une meilleure décision pour le jeune de quitter et de s’en aller vers les rangs juniors ou de signer pro.

« Chaque joueur est différent. Chaque cas est différent, mais c’est sûr qu’il y a des discussions très sérieuses qui se passent entre le joueur, l’agent et l’équipe. »

Des observateurs prêtent l’intention à Ryan Poehling, âgé de 20 ans, de joindre les rangs professionnels à la fin de la saison. Est-ce une décision difficile à prendre à cet âge?

« C’est une décision pas mal difficile, assure Leblanc. C’est la première fois que tu as une telle décision devant toi. Tu veux que ça soit la bonne, tu veux que ce soit la bonne équipe.

« Des joueurs comme Ryan et Primeau, ils vont venir à la croisée des chemins bientôt et ils vont décider s’ils sont prêts physiquement et mentalement. Ça va être à eu d’analyser la situation avec leurs parents, avec leurs agents et de voir la situation avec le Canadien, dans ce cas précis. »

Leblanc sait de quoi il parle. Il a lui-même quitté Harvard il y a quelques années pour se joindre au Canadien.

Pour un jeune Québécois qui quitte le niveau midget, est-il plus intéressant de se diriger vers le junior majeur (LHJMQ) où aller vers le système américain?

« La plus grande différence entre le «college» et le junior, c’est que le junior, ça reste quand même une business. Les équipes peuvent t’échanger et elles peuvent te mettre dehors si tu vas à l’université et tu n’as pas des bonnes notes.

« Le collégial (américain), ce n’est pas une business. Je pense que tu peux te développer en paix. Tu as quatre ans à travailler sur ta game. C’est sûr que tu as de la pression, mais tu n’es pas dans une machine. Tu n’es pas dans une business. Le junior, ça ressemble plus à un modèle de la Ligue nationale. »

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