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L'arrivée de Phillip Danault à Montréal: «On avait peur» - Son père Alain

L'arrivée de Phillip Danault à Montréal: «On avait peur» - Son père Alain 98,5 Sports/Pablo A. Ortiz
L'attaquant du Canadien Phillip Danault

Des milliers de jeunes joueurs de hockey rêvent un jour de porter l’uniforme du Canadien de Montréal, rêve partagé par leurs parents. Mais quelle est la réalité de ces derniers lorsque leur enfant, devenu adulte, joue avec le Tricolore?

Au micro de Mario Langlois, aux Amateurs de Sports, Alain Danault, le père de Phillip Danault, a levé le voile sur les joies et les craintes des parents.

« Disons que c’est plus le fun d’aller faire l’épicerie cette année que l’année passée. L’année passée, c’était moins le fun. Les gens étaient moins heureux et on le voyait dans leur visage », lance d’entrée de jeu Alain Danault, faisant comprendre d’emblée que les performances sur la patinoire influencent le quotidien des joueurs… et de leurs parents.

« Le hockey des Canadiens, c’est incroyable à quel point c'est important pour les gens. C’est sûr que cette année… Des fois, je m’en vais faire l’épicerie deux ou trois fois par jour tellement c’est le fun ».

Monsieur Danault, qui réside à Victoriaville, espérait lui aussi que son fils joue avec le Canadien, mais il estime que d’être repêché par les Blackhawks de Chicago en 2011 s’est avéré une bonne chose.

« J’essaie de voir comment il aurait pu se débrouiller avec deux ou trois ans de moins, avec moins de maturité, et d’arriver (à Montréal) avec tout ce cirque. J’ai l’impression que ça aurait été plus étouffant. »

Les parents de Phillip Danault étaient devant le petit écran quand ils ont appris l’arrivée leur fils à Montréal, le 26 février 2016.

« Nous sommes devant la télé, mais on n'écoute pas du sport. À un moment, Face time sonne sur mon téléphone. C’est Phillip. »

Phillip Danault : « Tu écoutes les sports?

Alain Danault : « Non. Qu’est-ce qui se passe? »

PD : « Je viens d’être échangé. »

AD : « Tu es sérieux? Ce n’est pas une blague? »

PD : « Non, c’est vrai. Je viens d’être échangé. »

AD : « À quelle place? »

PD : Où, tu penses? »

AD : « Montréal? »

PD : « En plein ça ».

« Là, il y a eu un blanc de quelques secondes et j’ai dit qu’il allait jouer dans la même équipe que Jean Béliveau, Maurice Richard et Guy Lafleur. Que c’était une bonne nouvelle. Mais je voyais dans son visage qu’il y avait un point d’interrogation.

« Il ne savait pas si c’était une bonne chose ou pas. Je ne sais pas s’il voyait des points d’interrogation dans ma figure, parce que j’en avais, moi aussi. On avait peur… On a eu peur, mais ça s’est bien passé et on est heureux de la façon dont ça se déroule actuellement. »

Et que font les parents des enfants joueurs du Canadien : ils écoutent les tribunes téléphoniques, ou pas?

« Quand on gagne, on écoute. Quand on perd, on n’écoute pas. »

 

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