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Les 12 travaux de Kevin Gilmore

Les 12 travaux de Kevin Gilmore
Kevin Gilmore et Joey Saputo / Impact de Montréal

Le nouveau président de l’Impact de Montréal, Kevin Gilmore, a du pain sur la planche. Les dossiers s’accumulent depuis des années et certains sont plus pressants que d’autres.

Si l’Impact espère survivre dans cette MLS qui évolue à la vitesse Grand V, il y a certaines choses qui devront se régler assez rapidement.

1. Le retour d’un club-école

Depuis quelques années déjà, l’Impact n’a plus de club réserve. Depuis la fermeture du FC Montréal, les jeunes joueurs de l’Impact n’ont plus d’endroit pour obtenir des minutes de haut niveau, avant de faire le saut avec la première équipe. Occasionnellement certains d’entre eux sont prêtés à des clubs sur lesquels l’Impact n’a aucun pouvoir décisionnel. Même les joueurs de l’Impact qui reviennent de blessure n’ont pas d’endroit où aller reprendre la forme. C’est comme un escalier dont l’avant-dernière marche est manquante.

2. Une bulle au Centre Nutrilait

Le Centre Nutrilait est magnifique, mais lorsqu’il ne fait pas beau, surtout en début de saison, il devient complètement inutile. L’Impact a beau déneiger en mars les terrains synthétiques, ça demeure vraiment inadéquat. C’est d’ailleurs sur la surface synthétique gelée que Zakaria Diallo s’est déchiré le tendon d’Achille l’hiver dernier. Ce centre, qui est souvent aussi loué à de jeunes joueurs et à des ligues de garage devrait être doté d’une bulle permettant à tous de pouvoir le louer et s’en servir à longueur d’année.

3. Le toit du stade

L’Impact a procédé à un important sondage en 2018 dans lequel les amateurs ont dit être disposés à payer plus pour leurs billets si ceux-ci se trouvaient tout près du terrain ou sous la toiture. L’Impact a perdu des millions de dollars en revenus lors des dernières années, puisque lorsqu'il ne fait pas beau, les amateurs désertent le stade. Selon nos informations, la structure actuelle ne peut pas soutenir un toit plus élaboré. Il faudra toutefois trouver une solution, car les amateurs veulent être certains de ne pas être exposés aux éléments lorsqu’ils vont voir un match.

4. Rendre le stade adéquat pour l’hiver

À partir de 2020, la MLS ne permettra plus à l’Impact de débuter sa saison locale en avril. Ils devront faire comme les autres et jouer des matchs locaux en mars. Puisque le club ne désire plus retourner au stade olympique pour débuter ses saisons, il faudra s’assurer que le Stade Saputo soit en mesure apte à accueillir des matchs en hiver. C’est-à-dire installer un mécanisme chauffant sous la pelouse, modifier la plomberie pour la rendre utilisable dans de grands froids et tester les sièges pour s’assurer qu’ils peuvent résister sous le poids des amateurs lorsqu’ils sont gelés.

5. Agrandir le stade et le faire découvrir

Lorsque Joey Saputo a rencontré les médias en octobre dernier, il a partagé avec les journalistes présents une maquette d'un Stade Saputo agrandi avec un deuxième niveau du côté nord du stade. On y apercevait l'ajout de plusieurs loges. Saputo a indiqué qu'il hésite à procéder à cette expansion du stade tant et aussi longtemps que le fardeau fiscal de l'équipe n'est pas allégé, chose qui pourrait donc ne jamais arriver. Le Stade Saputo a beau être un endroit magnifique pour regarder du soccer, il a beau y avoir une ambiance extraordinaire les jours de matchs, trop peu de Montréalais y ont mis les pieds. Il n'est pas rare d'entendre même des amateurs de sports déclarer qu'ils n'ont jamais pris le temps d'aller voir un match. C'est difficile à comprendre, étant donné que Montréal ne compte que trois équipes de sports professionnels. Ceci dit, il faudra trouver une solution à ce problème.

6. Sortir de Montréal

Il y a eu une époque où les Expos étaient l’équipe du Québec, de l’est de l’Ontario et même du nord-est des États-Unis. Vers la fin, ils n’étaient plus qu’un club régional. C’est ce que l’Impact doit tenter de changer. Il faut trouver le moyen d’aller chercher les gens des régions du Québec et même de l’extérieur de la province. Plus de monde au stade signifie plus d’argent et plus de partisans qui regarderont les matchs à la télévision. L’Impact se doit d’être davantage présent à l’extérieur de la grande région montréalaise.

7. Convaincre le Québec inc. d’embarquer avec l’Impact

Il n’y a pas suffisamment d’entreprises de Montréal qui appuient l’Impact. C’est là où est l’argent. La majorité des détenteurs de billets de saison sont des individus. En 2018, il n’était pas rare de voir des loges vides au Stade Saputo. Ce sont les corporations qui doivent acheter des loges. Kevin Gilmore a parlé de diminuer les matchs du samedi soir, car les week-ends d’été les gens d’affaires quittent Montréal et sont rarement disponibles pour venir voir des matchs. Il faudra y réfléchir.

8. Être plus présent au centre-ville

Si vous allez faire un tour au centre-ville d’Orlando, il est impossible de marcher un coin de rue sans voir un logo du Orlando City SC. Au centre-ville de Montréal, l’Impact ne donne pas signe de vie. Il faudrait pouvoir apercevoir un peu partout le logo du club et les visages des joueurs. Quelques murailles aux couleurs du club ne feraient pas de tort. Les nombreux touristes qui viennent à Montréal l’été visitent rarement le Stade Saputo, souvent ils ne savent même pas qu’un match a lieu. Ce n’est pas normal de ne pas être plus présent dans les hôtels de la grande ville. Et à l’aéroport aussi, une belle enseigne indiquant : «Mettez les pieds sur le terrain de l’Impact de Montréal» ferait le plus grand bien.

9. Convaincre les médias de prendre le club au sérieux

Les médias sportifs traditionnels n’en ont que pour le Canadien. L’Impact est surtout traité comme un produit de second ordre. Il est rare de voir qu’un match de l’Impact dicte l’actualité sportive. On parle encore trop souvent du club de façon superficielle et seulement dans les segments isolés dédiés spécifiquement à l’Impact. Les animateurs sportifs les plus importants des différents médias construisent rarement le cœur de leurs émissions en fonction de l’actualité de l’Impact, à moins que ces derniers ne se cassent la gueule dans un scandale quelconque.

10. Regagner la crédibilité des amateurs

Trop souvent au courant des dernières années, l’Impact s’est fait prendre les culottes baissées dans une histoire où le club avait menti ou manqué de transparence. Il n’est donc pas surprenant que chaque nouvelle annoncée soit accueillie avec scepticisme par les amateurs. Combien de fois le club a-t-il pris des décisions qui en ont laissé plusieurs perplexes? Les amateurs n’ont plus confiance. L’ingérence et les vendettas personnelles ont trop souvent influencé des prises de décision qui allaient contre le bien de l’équipe. L’Impact, comme l’indiquait si bien Kevin Gilmore, doit se comporter comme un véritable club des ligues majeures.

11. Mettre sous contrat des vedettes qui feront écarquiller les yeux

L’Impact, au cours des dernières années, a tenté d’imiter des équipes comme Kansas City et Portland qui ont souvent des clubs compétitifs, sans toutefois posséder de grandes vedettes. Ça ne semble pas fonctionner à Montréal. L’Impact a été le plus populaire aux yeux de tous quand Didier Drogba est arrivé. Sans dire que ça prend toujours des joueurs de sa stature, il faut signer des joueurs qui feront de l’Impact un club intéressant à suivre de la part de tous, même de ceux qui ne suivent pas le soccer ou le sport en général. Une forte communauté française est maintenant présente à Montréal, et plusieurs d’entre eux aiment le soccer. Peut-être faudrait-il tenter d’emmener un gros joueur de renom français, ne serait que pour gagner l’amour de cette communauté grandissante?

12. Créer un véritable club des anciens

Les anciens de l’Impact sont les véritables porte-paroles du club dans la vie de tous les jours dans le grand Montréal. Plusieurs d’entre eux sont encore pleinement impliqués dans le soccer ici. Dans plusieurs cas, le départ de ces joueurs de l’Impact s’est fait dans des circonstances négatives. Plusieurs d’entre eux ont donc encore un goût amer de leur séparation du club. Peu importe la façon dont les choses se sont terminées, chaque joueur ayant représenté l’Impact dans le passé devrait être accueilli à bras ouverts par le club. Chacun de ces joueurs doit sentir que ce qu’il a fait dans le passé pour l’Impact est valorisé et n’a pas été oublié. Une meilleure relation avec les anciens aidera énormément l’image du club, surtout lorsque ceux-ci seront heureux de répandre la bonne nouvelle.

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