Enfin, de la course!

Enfin, de la course! Cogeco

Après cinq courses soporifiques d’affilée, la lassitude, voire le découragement, commençait à s’installer chez les fans de F1.

Ça ne semblait guère mieux parti à Silverstone… Puis, il y a eu l’accident de Marcus Ericsson, et la sortie de la voiture de sécurité, qui a regroupé tout le peloton. Et ensuite, rebelote : un autre accident, une autre sortie de la voiture de sécurité. La table était mise pour une fin de course haletante.

Elle le fut : avec une seconde et demie d’écart entre le premier et le quatrième, nous avons eu droit à une superbe finale. Par moments, pendant les 10 derniers tours, ceux et celles qui connaissent l’histoire de la Formule 1 ont eu quelques flashbacks : Monza 1971, Jarama 1981… La quintessence de la F1.

Dieu que ça faisait du bien !

Il y a quelques moments mémorables pendant cette course : la remontée de Lewis Hamilton, qui a brillamment racheté son départ raté; parce que, disons-le, même s’il n’y avait pas eu d’accrochage avec Kimi Raikkonen, il avait déjà gaspillé sa pole position en étant débordé par Vettel et Bottas avant même le premier virage. Devant son public, en plus… Heureusement, il a comblé ses fans en effectuant une remontée « à la Hamilton ».

Iceman en est un autre qui s’est brillamment racheté, tout en assurant le spectacle : pénalisé de 10 secondes pour avoir sorti Hamilton, il n’a jamais baissé les bras et on a – enfin ! – revu le Raikkonen des belles années, rapide et incisif, effectuant des dépassements dignes du champion du monde qu’il a déjà été.

Comme tout le monde, le doyen des pilotes de F1 (38 ans) entend les rumeurs de son remplacement chez Ferrari par Charles Leclerc l’année prochaine et il fait exactement ce qu’il faut pour prouver qu’il lui reste encore de la vitesse. À défaut de lui garantir sa place au sein de la Scuderia, ses performances des dernières courses vont grandement l’aider à se recaser la saison prochaine. Dame Rumeur l’envoie d’ailleurs chez McLaren, en remplacement d’Alonso. À suivre…

Et que dire de Vettel, qui a retrouvé toute sa superbe lors de ce Grand Prix. L’Allemand est souvent son pire ennemi (surtout depuis qu’il est chez Ferrari) mais à Silverstone, il a été convaincant du début à la fin du week-end. Avec 51 victoires, Vettel a rejoint un autre quadruple champion du monde, Alain Prost, au troisième rang des pilotes de F1. Il n’est devancé que par Michael Schumacher (91) et Hamilton (65).

Une chose semble certaine : il devrait y avoir un deuxième quintuple champion du monde dans l’histoire de la F1 à la fin de la saison. Pour l’instant, Vettel conserve une mince avance de huit petits points sur Hamilton. À moins d’une catastrophe et/ou d’un des plus grands revirements de l’histoire de cette discipline, l’un des deux rejoindra l’immortel Fangio cette année.

Autre occasion ratée pour Williams

L’Annus horribilis de l’écurie Williams se poursuit. Lors du Grand Prix précédent, il y avait eu cinq abandons, ce qui est plutôt rare dans la F1 du XXIe siècle; à Silverstone, il y en a eu six ! L’occasion était belle pour les écuries les plus faibles de récolter des points; les deux pilotes de Williams n’en ont récolté aucun. Z-é-r-o.

Lance Stroll a terminé 12e et son coéquipier Sirotkyn, 14e et dernier.

Je vous laisse choisir le mot de la fin : pathétique, misérable, désolant, consternant…

Quart de nuit WE

Quart de nuit WE

avec Sylvain Ménard

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