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Vettel heureux, Stroll moins…

Vettel heureux, Stroll moins… Cogeco

Si vous êtes un fan de Ferrari, vous avez passé un très bel après-midi au Grand Prix du Canada (ou en le regardant à la télé). Sinon, vous avez dû trouver le temps long et franchement, je vous comprends.

Pour la troisième fois d’affilée (et la quatrième en sept courses), on a eu droit à une procession. À part l’accident au premier tour, il ne s’est pas passé grand-chose : détenteur de la pole position, Sebastian Vettel a parfaitement réussi son départ et il a mené cette course du début à la fin.

Sinon, aucune surprise : les pilotes des trois écuries de pointe ont monopolisé les six premières places, comme ils l’avaient fait dans les qualifications. Seul l’ordre a été changé pour les 4e, 5e et 6e positions. Vous avez dit prévisible ?

Si surprise il y a eu, c’est du côté de Lewis Hamilton, plutôt évanescent ce week-end. Montréal est pourtant un de ses circuits de prédilection : il y a remporté sa première victoire, en 2007, et il est monté à six reprises sur la première marche du podium – dont trois fois consécutives (2015, 2016 et 2017).

Champion du monde en titre, quadruple champion du monde, six fois vainqueur à Montréal et meneur du championnat, Lewis Hamilton a été l’ombre de lui-même ce week-end. Pire encore, il a été déclassé par son coéquipier, Valtteri Bottas, lors des qualifications et pendant la course. Même si le Finlandais n’est pas un pied de céleri, il a encore des croûtes à manger avant d’avoir la stature de son coéquipier; et pourtant, c’est Bottas qui avait l’air du premier pilote de l’écurie Mercedes à Montréal.

Encore une fois, je pose la question : Hamilton a-t-il perdu son mojo ?

La relation entre lui et son ancien coéquipier, Nico Rosberg, était peut-être toxique, mais au moins, elle tirait les deux pilotes vers le haut. De toute évidence, l’arrivée du docile Bottas a rendu Hamilton un pu trop confortable. Daniel Ricciardo, dont le contrat avec Red Bull vient à échéance, pourrait-il être l’électrochoc dont le Britannique a besoin ? On jase…

Pas de blâme pour Lance Stroll

Si Ferrari a brillamment commémoré le 40e anniversaire de la victoire de Gilles Villeneuve à Montréal, on ne peut pas en dire autant de Lance Stroll, qui a connu un week-end misérable. Un autre.

Sa course n’a même pas duré un tour et on peut se demander si, au fond, ce n’était pas la meilleure chose qui pouvait lui arriver. Parce que se taper 70 tours devant son public dans la pire voiture du plateau, ça doit être long longtemps… Gilles Villeneuve l’a vécu, lui aussi : après une victoire en 1978 et une 2e place l’année suivante, il s’était qualifié en fond de grille en 1980. Il avait cependant sauvé l’honneur (de Ferrari et le sien) en remontant jusqu’à la 5e place. Mais c’était une autre époque. Et c’était Gilles.

Lance a voulu bien faire devant les siens, lui aussi. A-t-il voulu en faire trop ? Toujours est-il qu’il a coincé la Toro Rosso de Brandon Hartley contre le mur, après avoir perdu le contrôle de sa voiture. Sa prestation n’a même pas duré un tour.

Mais encore une fois, c’était peut-être mieux ainsi. Williams a complètement raté sa voiture cette année et le pauvre Lance ne peut rien espérer d’un tel veau, sauf s’il pleut ou s’il y a de la casse. Encore faut-il qu’il ne soit pas impliqué dans l’accident…

De toute façon, qu’il soit responsable ou non importe peu. Les commissaires ont statué qu’il s’agissait d’un incident de course et il n’a reçu aucun blâme. Incident de course, dossier classé, merci, bonsoir.

L’écurie Williams, par contre, vit son annus horribilis. Et elle n’a qu’elle à blâmer.

Lawrence Stroll, le père de Lance, devrait peut-être songer à investir ailleurs…

Quart de nuit WE

Quart de nuit WE

avec Sylvain Ménard

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