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Industrie du divertissement: «Plus rien ne sera pareil» -Sylvain Ménard

Industrie du divertissement: «Plus rien ne sera pareil» -Sylvain MénardMark Horton/WireImage
Lorde au festival Osheaga en 2017
Comment l'industrie du divertissement va se réinventer après la crise de la Covid-19 ?

16:04

Comment l'industrie du divertissement va se réinventer après la crise de la Covid-19 ?

Sylvain Ménard, animateur au 98,5 fm 

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S’il est une industrie qui est frappée de plein fouet par le coronavirus, c’est bien celle du divertissement. Comment cette dernière se réinventera lorsque la pandémie sera derrière nous?

L’animateur, chroniqueur et observateur de la scène culturelle et sportive Sylvain Ménard se pose les mêmes questions.

En conversation avec l’animateur Patrick Lagacé et la chroniqueuse Catherine Beauchamp, il note que les bouleversements qui vont suivre dans les prochains mois et les prochaines années risquent d’être le prolongement d'un processus déjà amorcé.

À commencer par l’acte de se réunir dans les grands festivals.

« Si tu assistes à un événement comme Osheaga, tu réalises que 50 % des gens ne regardent pas ce qui se passe sur scène. Ils regardent leur téléphone. Un autre 30 % regarde l’écran géant. Il reste peut-être 20 % des gens qui regardent l’artiste sur scène.

« Le contact visuel avec l’artiste, sans filtre, est quelque chose qui est totalement remis en question depuis des années. C’est comme si on avait perdu le besoin de voir l’humain. »

Autre facteur d’importance, le coût relié aux spectacles et aux concerts.

« Ça fait longtemps que l’on a largué le col bleu dans l’équation. Mais là, on est rendu au point où même le col blanc a de la misère à se payer des billets. Peux-tu faire des tournées en te fiant juste sur le V.I.P.? En principe, le divertissement est là pour divertir des masses. »

Sylvain Ménard rappelle l’exemple de Bruce Springsteen qui a fait une résidence de 15 mois à New York en 2017 et 2018 et de Céline Dion qui a attiré des gens à Las Vegas durant des années. Quelle est l'étape suivante?

« Faire le même spectacle en circuit fermé, diffusé à une heure particulière, où tu vas vendre des laissez-passer web pour assister à un événement en direct. Tu vends ton programme à 20 $, 25 $, ce qui est bien moins cher que le prix d’origine, sauf que tu fais un spectacle à un moment pour l’ensemble de l’humanité. »

« Ce sont des formules qui peuvent aller très loin, mais ca tient toujours au même constat. J’ai l’impression que les gens tiennent de moins en moins à être au même moment, au même endroit, à regarder l’artiste. »

Et l’animateur du Quart de nuit au 98.5 pense que l’on peut transposer le même raisonnement pour les sports professionnels (Canadien, Impact, Alouettes) et pour le cinéma.

« Le processus de consommer de la culture, ou du sport, ou du divertissement, au sens large du terme… Je suis convaincu que plus rien ne sera pareil. Plus jamais. C’est juste une méchante poussée dans le dos pour faire avancer un processus déjà enclenché. »

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