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Système de santé fragilisé depuis des années

Devrait-on toujours soigner tous les patients?

Devrait-on toujours soigner tous les patients?
Personne âgée malade
Getty Images/Moment/RUBEN BONILLA GONZALO

Urgentologue depuis 37 ans, le Dr Bernard Mathieu estime que la seule façon d’améliorer le réseau de la santé, c’est en admettant qu’on ne puisse pas toujours offrir tous les soins médicaux à tous les Québécois. 

Évidemment qu’en raison de la COVID-19 et de la saison grippale inhabituellement tardive, les urgences des hôpitaux du Québec sont débordées.

Ajoutez à cela, les 13 000 professionnels de la santé qui sont absents du réseau actuellement et vous comprendrez pourquoi les urgences de la province fonctionnent au ralenti.

«En ce moment, il y a 10% des patients sur civière dans la province qui sont là depuis plus de 48 heures. Ça n’a pas de bon sens. La norme est 0%. Il y a une congestion au niveau des urgences des hôpitaux. L’urgence devient dysfonctionnelle. Et le manque de personnel fait en sorte qu’on se retrouve avec des équipes à nombre réduit. Donc, on n’est pas capable de donner un service aussi rapide qu’on voudrait le donner»

«Je suis de plus en plus inquiet parce que la variable dans l’équation, c’est qu’on a de moins en moins de personnel pour travailler. Les infirmières sont épuisées, elles quittent le réseau pour le privé. Donc, il y a un essoufflement chez les gens qui restent. Et ça s’aggrave. Et je ne vois pas comment on va s’en sortir en faisant toujours la même affaire»

Un problème qui existait avant la pandémie

Mais le Dr Mathieu croit que les solutions réalistes pour améliorer le réseau rapidement ne sont pas nombreuses.

Il avance que le Québec doit se poser de difficiles questions en matière de soins de santé.

«On a un système de santé fragilisé et on ne peut pas donner tous les soins de santé à tout le monde tout le temps. Il y a des patients en fin de vie pour lesquels on fait des traitements qui peut-être devraient être suspendus pour donner des ressources à des gens… oui, on est rendus là. Il faut se rendre compte que le système de santé a ses limites.  Et je ne vois pas demain la veille où on va avoir 10 000 infirmières qui vont arriver dans le réseau pour le soulager»

«Oh c’est un grand débat. Ça veut dire qu’à partir d’un certain âge et d’une certaine condition, on ne donne pas les mêmes soins qu’au reste de la population» 

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