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Conditions de vie difficiles dans les CHSLD

La fille d'une dame de 95 ans témoigne au micro de Bernard Drainville

La fille d'une dame de 95 ans témoigne au micro de Bernard Drainville

Malgré l’embauche récente de 7000 nouveaux préposés aux bénéficiaires destinés aux CHSLD du Québec, des aînés vivent toujours des situations déplorables.

C’est le cas de la mère de Denise qui aura bientôt 95 ans. Comme le relate la journaliste Mylène Moisan dans Le Soleil, l’aînée qui habite dans un CHSLD de la région de Québec depuis un an et demi n’a plus envie de vivre en raison de ses conditions de vie. 

Récemment, elle a dû passer l’heure du souper dans ses excréments.  

Bernard Drainville s'est entretenu avec sa fille, Denise.  

«À 95 ans, ma mère a toute sa tête. Je suis arrivée vers 16h 30 pour l’aider à souper. Elle avait fait dans sa couche qui était pleine d’excréments. Elle voulait se faire changer avant le souper. J’ai sonné, je me suis déplacée pour aller voir un préposé, mais ils ne sont jamais venus. Elle a à peine mangé avec sa couche pleine. Elle a été changée après une heure et demi» 

«Elle n’a plus le goût de continuer à vivre comme ça. Elle est prisonnière de son corps. Elle ne peut plus marcher depuis décembre dernier et elle est confinée à sa chaise roulante. Et prisonnière du personnel aussi. Elle ne peut pas rien faire seule. Le personnel est très gentil avec elle, sauf qu’ils n’ont pas le temps, ils sont débordés. La vie en CHSLD, ce n’est pas drôle. Elle n’a plus de qualité de vie» 

Même si l’aînée a demandé l’aide médicale à mourir, elle n’y a pas droit. 

La politique, puis un changement de culture

Selon Marguerite Blais, ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, pour changer la culture des soins dans les CHSLD, il fallait mettre en place une politique, ce qu'elle vient de compléter. 

«On a tellement délaissé nos aînés pendant des années. Quand je suis arrivée, je me suis rendu compte qu’il n’y avait pas de politique d’hébergement et des soins de longue durée. Alors, on a travaillé là-dessus avec un comité d’experts. La politique est maintenant prête» 

«Marguerite, est-ce d’une politique dont on a besoin? Ou des gens dans les CHSLD pour s’occuper de nos aînés?»

«Va falloir que la culture du prendre soin de nos personnes vulnérables change. Il faut que tous les services et les soins tournent autour de la personne. Actuellement, tout le monde mange et se couche en même temps. Ce n’est pas ça dans la vraie vie» 

Puisqu'il faut se lever
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