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Urgence climatique | «Il y a plus de réfugiés climatiques que de réfugiés de guerre» -Jérôme Dupras

Urgence climatique | «Il y a plus de réfugiés climatiques que de réfugiés de guerre» -Jérôme DuprasPC/Graham Hughes
Jérôme Dupras, des Cowboys Fringants, à l'extrême-droite
«Les changements dans une société c'est l'affaire de tout le monde» Jérôme Dupras, environnementaliste et bassiste des Cowboys Fringants

13:37

L’environnement a souvent cédé l’avant-scène à la pandémie mondiale de coronavirus et à ses impacts collatéraux, mais les problèmes demeurent bien réels.

Grâve la situation actuelle? En conversation avec l’animateur Mario Langlois, Jérôme Dupras a commenté la situation mondiale et les cibles visées par le gouvernement.

Le bassiste des Cowboys Fringants est, comme on le sait, professeur à l’Université du Québec en Outaouais, chercheur et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en économie d’énergie.

« À l’heure actuelle, il y a plus de réfugiés climatiques que de réfugiés de guerre à l’échelle planétaire. Donc, des gens qui perdent leur maison parce qu’ils habitent dans des systèmes côtiers et qu’ils sont inondés. Il y a même des pays insulaires qui sont appelés à disparaître avant la fin du siècle. Imaginez les crises humanitaires que ça peut créer. »

Selon les estimations des Nations-Unies, on prévoit qu'environ 250 millions de personnes devront s'exiler de leur territoire d'ici 30 ans en raisons des bouleversement de climats.

Le gouvernement du Québec a révélé lundi son plan vert pour les prochaines années, lundi. On va dans la bonne direction?

« Je comprends la difficulté et la réalité de faire des choix, de faire de la politique. Évidemment, on ne veut pas trop déplaire aux citoyens, aux industriels. Justement, quand on ne veut pas déplaire et qu’on veut être un peu consensuel, on rate les cibles.

« Comme scientifique, c’est mon devoir de dire que les cibles choisies il y a quelques années, soit de réduire de 37,5 % nos émissions par rapport à 1990, dès 2030, elle est trop basse avec la réalité climatique. Et cette cible, avec le plan qu’on a annoncé hier, on va l’atteindre à 40 pour cent. »

Et que doit-on espérer?

« Il ne faut pas espérer des changements rapides. De façon générale, ce sont des changements qui se font à des niveaux générationnels. »

Cela dit, Jérôme Dupras ne dit pas que le gouvernement fait complètement fausse route, mais qu’il faut appeler les choses par leur nom.

« Au Québec, nous sommes la province où l’État (en Amérique du Nord) qui pollue le moins per capita. Pourquoi? Parce qu’il y a 50 ans, on a fait un pari audacieux avec l’hydro électricité. »

Le scientifique estime que le plan vert dévoilé hier est plutôt un très bon projet d’électrification, ce qui n’est pas négligeable. 

On l’écoute...

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