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Masques et distanciation

«Les gens sont plus laxistes» -Karl Weiss

«Les gens sont plus laxistes» -Karl Weiss
PC/Graham Hughes

Si la propagation de la COVID-19 est relativement sous contrôle au Québec actuellement, sa recrudescence en Asie et en Europe, ainsi que le nombre effarant d’infections aux États-Unis démontre que nous n’en avons pas fini avec le coronavirus.

Débat récurrent depuis le début de la pandémie : doit-on ou non porter un masque? La santé publique songe à rendre le port de ce dernier obligatoire en raison du non-respect des mesures de distanciation. 

En conversation avec Louis Lacroix, le microbiologiste et épidémiologiste Karl Weiss martèle qu’il ne faut surtout pas baisser les bras afin d’éviter une remontée des cas d’infections.

« On voit les gens se promener beaucoup plus dans les rues. On est dans une phase de déconfinement, c’est normal. Le nombre de cas au Québec a baissé de façon dramatique. Les gens se sentent moins menacés », précise Karl Weiss.

En dépit de ces comportements prévisibles, le microbiologiste constate, lui aussi, un laxisme quant aux mesures de protection.

« On voit… Un : beaucoup plus de monde. Deux : beaucoup moins de monde qui porte des masques. Les gens sont plus laxistes. Il y a la « fatigue » COVID. »

La baisse de la contamination au Québec serait-elle dû aux canicules ressenties ces dernières semaines? Le coronavirus pourrait, selon certains chercheurs, être plus sensible à la chaleur.

Karl Weiss note que les États du Sud des États-Unis, eux aussi, croulant sous le soleil et la chaleur, sont aux prises avec des flambées de contamination.

« Aux États-Unis, le nombre de cas vient d’augmenter de façon drastique. Ils viennent d’enregistrer près de 30 % de tous les cas de la pandémie dans les derniers dix jours. Or, la Floride n’est pas un État où il fait très froid. Il fait toujours chaud. Il fait chaud, aussi, en Caroline du Sud, au Mississipi et au Texas où il y a beaucoup de cas.

« Mais comme les virus respiratoires, il y a probablement un cycle saisonnier. Comme la grippe qui disparait durant l’été. »

L'effet Normandeau
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