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Cigarette électronique chez les jeunes : «Nous ne favorisons pas une interdiction totale de la vente»

Cigarette électronique chez les jeunes : «Nous ne favorisons pas une interdiction totale de la vente»
Getty Images/EyeEm/Evgeniy Kleymenov

Alors que de plus en plus de jeunes sont adeptes de la cigarette électronique et que des études scientifiques tendent à démontrer qu’elles ont un impact dommageable sur la santé, la ville de San Francisco en a interdit la vente mardi.

San Francisco est devenue la première grande ville américaine à interdire la vente de cigarettes électroniques, que ce soit en boutique ou via Internet.

Au Québec, l’engouement des jeunes pour la cigarette électronique et le vapotage fait de plus en plus d’adeptes.

À son émission mercredi, Isabelle Maréchal a demandé au Dr André Gervais, médecin spécialisé en pneumologie et médecin-conseil à la  direction de Santé publique de Montréal, s’il fallait que le Québec imite San Francisco en interdisant la vente de cigarette électronique.

 Selon le médecin, l’interdiction totale n’est pas une mesure efficace pour les jeunes.   

«Nous ne favorisons pas une interdiction totale de la vente des cigarettes électroniques. Nous préconisons plutôt de continuer à interdire la publicité et la promotion  de tous ces produits et surtout, de réglementer les produits. C’est-à-dire d’interdire les saveurs et de limiter la quantité de nicotine»

«La raison pour laquelle les jeunes s’accrochent, c’est que c’est très facile d’inhaler un produit qui goûte les fruits. Et quand il y a beaucoup de nicotine, on s’accroche facilement»

Des risques pour la santé

Le médecin a expliqué que la cigarette électronique était moins néfaste pour la santé que la cigarette parce qu'elle brûle des vapeurs de nicotine, ce qui produit moins de produits toxiques que lorsqu’on brûle du tabac.  

Mais de plus en plus d’études scientifiques démontrent qu’il y a tout de même des risques pour la santé.

«Il y a des risques cardiaques, probablement des risques pulmonaires, des risques que la cicatrisation de la peau ne se fasse moins bien après une chirurgie. On sous-estime les risques qu’on ne connaît pas bien encore»

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