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Alzheimer précoce : «J’avais l’impression que mon cerveau était de moins en moins efficace»

Alzheimer précoce : «J’avais l’impression que mon cerveau était de moins en moins efficace» Photo tirée de Facebook
Sandra Demontigny

Âgée de 39 ans, Sandra Demontigny a appris en juin dernier qu’elle était atteinte d’Alzheimer précoce.

Comme son père et sa grand-mère paternelle ont tous les deux été atteints d’Alzheimer précoce, Sandra Demontigny savait qu’elle avait 50% de risque d’être porteuse du même gène.

«Dans les deux dernières années, j’avais l’impression que mon cerveau était de moins en moins efficace. Au début, on se dit : ‘’ça doit être parce que je suis fatiguée, que je ne dors pas bien la nuit’’. Finalement, les symptômes augmentaient toujours et lors de mes études de deuxième cycle à l’université, j’avais l’impression que les nouvelles informations glissaient dans mon cerveau. Mes notes ont commencé à dégringoler»

 

Un bon matin, elle n’était plus capable de reconnaître ses bottes qu’elle avait elle-même achetées et qu’elle aimait particulièrement. Il a fallu que sa fille lui confirme que c’était bel et bien ses bottes.

C’est à ce moment qu’elle a décidé de consulter et malheureusement pour la mère de famille de Lévis, le diagnostic s’est avéré implacable.

Sereine malgré tout

Ayant été témoin des dernières années de vie pénibles de son père qui est décédé à 53 ans, Sandra Demontigny sait que ses jours sont comptés.

 

«Dans ma famille, on voit que les gens décèdent entre 48 et 56 ans. Mon père est décédé à 53 ans. La qualité de vie est relativement acceptable jusqu’à les deux ou trois dernières années parce que ça demande une présence 24 heures sur 24»

Après avoir reçu son diagnostic, elle a rédigé une liste de rêves à réaliser et elle fait tout pour les combler le plus rapidement possible.

Bien qu’elle demeure sereine face à ce destin tragique, il y a des moments où la panique et l’anxiété s'emparent d'elle. 

 

«J’ai toujours un petit fond de colère envers la vie qui m’a envoyé ça, mais quand j’ai décidé que je ne voulais pas vivre les dernières années comme mon père l’a vécu où la dignité est fortement atteinte, j’ai fait la paix avec moi-même. Quand j’ai décidé que je n’allais pas terminer ma vie au bout de cette maladie. Que je faisais le choix de partir dans un moment où je serais encore capable de vivre pleinement avec ma famille»

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