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Les défis de la main-d’œuvre au Québec

«À long terme, on a besoin de monde» -Dominique Anglade

«À long terme, on a besoin de monde» -Dominique Anglade
La cheffe du Parti libéral Dominique Anglade
PC/Jacques Boissinot

Nathalie Normandeau a accueilli, jeudi, à son micro, la cheffe du Parti libéral Dominique Anglade.

L’animatrice de L’effet Normandeau a lancé une invitation aux cinq chefs de partis au Québec (CAQ, PLQ, QS, PQ, PCQ) avant la fin de la session parlementaire. Tous et toutes ont accepté, sauf le premier ministre du Québec, François Legault.

Après Éric Duhaime et Paul St-Pierre Plamondon, place à Dominique Anglade.

Conciliation travail-famille

Est-ce que la femme âgée de 48 ans qui a trois enfants (10, 13 et 15 ans) a trouvé la recette de la conciliation travail-famille?

« Pas totalement, pas totalement (rires). À la question : « C’est quoi le plus grand défi en politique? » Honnêtement, ma réponse, c’est cette conciliation. C’est le volet qui est le plus difficile, parce que tu ne veux pas te sentir coupable, tu veux trouver l’équilibre... Mais tu peux trouver l’équilibre. La bonne nouvelle là-dedans, oui, c’est plus difficile, mais c’est faisable. »

Les femmes ont parfois des parcours plus ardus que les hommes en politique ainsi que dans d’autres sphères professionnelles. Le double standard, quoi, ce que Dominique Anglade admet.

« À un moment donné, un journaliste m’avait demandé : « Comment vous sentez-vous comme mère à temps partiel? » J’étais tellement fâchée… J’avais répondu : « Moi, je me lève le matin, je suis maman. Je mange le midi, je suis maman. Je me couche le soir, je suis maman. »

« Dans tous les milieux, c’est plus difficile. C’est le cas pour des femmes journalistes à l’Assemblée nationale. Ce n’est pas pour se plaindre. C’est juste de le reconnaître. »

Pénurie de travailleurs

Le Québec fait face à une pénurie de travailleurs. Dominique Anglade estime que l’on devrait faciliter le retour des parents sur le marché du travail, ce qui est parfois difficile en raison d’une autre pénurie, celle des services de garde.

Et elle croit que l’immigration est évidemment une autre clé.

« La question de l’immigration, ça va revenir. Cette année, on accueille 70 000 travailleurs étrangers. C’est une chose qui peut aider à court terme, mais à long terme, on a besoin de monde. Il ne faut pas se mettre la tête dans le sable. Les services à la population en souffrent. En matière d’éducation… À un moment donné, ma fille a eu quatre professeurs. Ça n’a pas de bon sens. »

Il y a aussi la fiscalité qui pourrait être modulée.

« Mettons que tu as 67 ans et que tu veux revenir deux ou trois jours par semaine. Que l’on fasse en sorte que ça te coûte plus cher. C’est un frein, économiquement. »

Et que pense Dominique Anglade, qui a perdu ses parents lors du séisme en Haïti lors du tremblement de terre de 2010, de ceux qui disent qu’elle est une «cheffe de transition»?

« Ça me motive. Je ne me suis jamais dit : « Ça va être facile, Dominique. » Je me doutais que ça n’allait pas être une affaire facile. Mais je suis d’un naturel plutôt constructif et je pense qu’on a beaucoup à offrir ».

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