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300 M$ pour le stade de baseball à Montréal

«J’ai beaucoup de difficulté à croire au scénario de garde partagée»

«J’ai beaucoup de difficulté à croire au scénario de garde partagée»
Maquette du stade de baseball à Montréal
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En entrevue avec Nathalie Normandeau, l’économiste Philip Merrigan a exprimé son scepticisme quant à la possibilité que la construction du stade de baseball à Montréal soit à coût nul pour les contribuables. 

Mardi, La Presse a publié un article dans lequel les journalistes Tommy Chouinard et Vincent Brousseau-Pouliot font état des demandes financières du groupe de Stephen Bronfman au gouvernement Legault en vue de la réalisation de son projet de stade de baseball à Montréal. 

Le groupe réclamerait jusqu’à 300 millions de dollars au gouvernement du Québec sous la forme de prêts pardonnables pour un projet de stade d’une valeur d’environ un milliard de dollars. 

De plus, le groupe d’investisseurs affirme que le projet serait réalisé à coût nul pour les contribuables. 

Est-ce réaliste?

«S’il y a un rendement positif pour l’investissement public dans un stade, ça viendrait du tourisme. La question d’obtenir du rendement à travers le salaire des joueurs, j’y crois beaucoup moins. À mon avis, 300 millions, ça serait vraiment le maximum que le gouvernement pourrait investir dans un projet de ce genre pour s’attendre à ce que les retombées économiques soient suffisantes pour payer en partie le projet. Je voyais plutôt des montants de 100 à 200 millions de dollars. Surtout que l’équipe n’est pas là toute l’année. J’ai beaucoup de difficulté à croire actuellement le scénario de garde partagée. Si Québec met 300 millions pour un stade qui coûte 1 milliard, il y a 700 millions qui proviennent d’investissements privés. Et eux, ils veulent un gros rendement, ils ne veulent pas un rendement de 2%. Ils veulent un rendement de 7 à 8%. Comment obtenir ce rendement avec une équipe qui dispute que 42 matchs? C’est difficile à croire»

«Les joueurs ne résident pas toute l’année à Montréal. Je me souviens dans le temps des Expos, c’était 42% du salaire des joueurs qui étaient taxés. Et on sait que les joueurs paient des comptables des dizaines de milliers de dollars de façon à payer le moins d’impôts possible. En plus, les joueurs ne dépensent presque pas»

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