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Débat des chefs

Pandémie, santé, environnement et identité au menu

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PC/Justin Tang

Pour une deuxième fois durant la campagne électorale, les chefs des partis fédéraux ont débattu en français, mercredi, au Musée canadien de l’histoire, à Gatineau.

Justin Trudeau (PL), Erin O’Toole (PC), Jagmeet Singh (NPD), Yves-François Blanchet (BQ) ont cette fois été rejoints par Annamie Paul, du Parti vert, pour Le débat des chefs diffusé à la société d’État (Ici Radio-Canada).

Les mêmes enjeux (pandémie, vaccination, environnement, emploi, transferts de santé) étaient au menu, quoique les questions autochtones ont pris une place plus importante.

La formule était différente du Face-à-Face du réseau TVA. Les chefs pouvaient débattre à trois ou à cinq sur différents enjeux et les questions étaient posées par les animateurs, des journalistes ou le public canadien.

Pas de K.-O.

Globalement, pas de K.-O. pour les chefs dont aucun n’a trébuché, même si certaines fissures sont apparues, ici et là.

Le chef libéral a pratiquement évacué d’entrée de jeu sa décision de déclencher des élections et il s’est campé comme le leader de la vaccination. Il a été meilleur qu’au précédent débat, plus calme, plus posé, sauf lorsque le chef bloquiste l’a fait sortir de ses gonds sur une question d’identité québécoise.

Erin O’Toole, moins à l’aise dans un débat à trois ou à cinq en français, a été plus discret et il a moins bien paru sur les transferts de santé après qu’il ait révélé dans sa plateforme électorale avant le débat qu’il ne respecterait pas l’entente de 6 milliards $ sur les garderies signée entre Ottawa et Québec. Il a toutefois affirmé qu’il ne déclencherait pas des élections hâtives s’il était élu à la tête d’un gouvernement minoritaire, contrairement à Justin Trudeau.

Yves-François Blanchet, comme d’habitude, a eu son lot de phrases-choc, notamment dans le débat sur l’environnement, en parlant des promesses de ses adversaires.

« La citrouille du conte de fées va bientôt se transformer en voiture ». Il a, en revanche, dû plaider en faveur de la solidarité ministérielle pour expliquer ses positions comme ministre du cabinet de Pauline Marois, où il s’était affiché en faveur de l’exploitation pétrolière. 

Notant que le Canada avait le pire bilan du G7 en environnement, Jagmeet Singh a été plus combatif. Il a notamment traité Justin Trudeau de « grand parleur, petit faiseur. » Dans l’ensemble, il a mieux tiré son épingle du jeu cette fois.

Tous les chefs seront de retour au même endroit, jeudi, pour le débat en anglais.

Puisqu'il faut se lever
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