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Le passeport vaccinal est-il falsifiable?

«L’utilisation du code QR est certifiée par une signature numérique»

«L’utilisation du code QR est certifiée par une signature numérique»
Getty Images/Moment/Jasmin Merdan

Alors que le Québec s’apprête à implanter l’utilisation d’un passeport vaccinal, des fraudeurs sur l’Internet laissent déjà entendre qu’ils peuvent en fournir de véritables en échange d’importantes sommes d’argent.  

C’est ce que rapporte Francis Pilon. Le journaliste du Journal de Montréal a glané le web et le dark web pour découvrir que des gens partout dans le monde vendent des répliques de passeport vaccinal pour des sommes pouvant aller jusqu’à 500 dollars. Ils prétendent que ces répliques contiennent de véritables codes QR québécois. 

En entrevue avec Jean-Luc Mongrain, le journaliste de Cogeco Nouvelles, Kevin Dupont, a tenté la même expérience, mais avec moins de succès. 

«Ce n’est pas aussi facile que ça. Ça demande parfois plusieurs jours ou plusieurs semaines. En France, un médecin qui a été berné ou qui est corrompu peut donner un faux passeport pour une valeur monétaire. Ensuite, le vendeur a juste à le revendre. Ça devient un énorme casse-tête pour les autorités» 

«Si un commerçant, restaurateur ou propriétaire de gym décide de ne pas utiliser l’application officielle du gouvernement et fait juste de regarder la preuve vaccinale avec le code QR, certains vont se faire avoir»

«Ultra sécuritaire», affirme Legault

En mêlée de presse, jeudi, le premier ministre François Legault a été questionné à ce sujet. 

«Je voyais certains articles qui disaient que des gens faisaient de la fraude en vendant de faux passeports. Il y a des conséquences, même dans le Code criminel, ils peuvent être poursuivis. Le passeport avec son code QR est totalement sécuritaire. Christian Dubé connaît très bien l’informatique et les technologies de l’information et il s’est assuré que c’est ultra sécuritaire. Il n’y a pas à s’inquiéter»

Le risque zéro n’existe pas, mais…

Au micro de Jean-Luc Mongrain, Steve Waterhouse, semble être d’accord avec le premier ministre Legault. 

«Le risque zéro n’existe pas, mais il y a des manières de réduire ce risque à un niveau acceptable. L’utilisation du code QR est certifiée par une signature numérique. Donc, s’il y a un seul bit d’information qui est modifié, le code QR sera non valide. Si quelqu’un en produit un sur le coin de la table, même l’aspect est ressemblant, s’il n’a pas la signature numérique du gouvernement du Québec, les lecteurs pourront savoir qu’il n’est pas véridique»

Selon l’expert en sécurité informatique, cette signature numérique est développée de façon à ce qu’elle soit quasi inviolable. 

Drainville PM
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