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« Les 6 décembre se suivent, mais ne se ressemblent pas » - Nathalie Provost, survivante de Polytechnique

« Les 6 décembre se suivent, mais ne se ressemblent pas » - Nathalie Provost, survivante de PolytechniqueGraham Hughes / La Presse canadienne

Paul Arcand s'entretient avec Nathalie Provost, une survivante qui avait été blessée lors de l'attentat de Polytechnique le 6 décembre 1989.

Trente ans après l'attentat, Nathalie Provost se dit émue par la manière dont on traite les événements tragiques, comme si la société devenait plus mature à travers ce deuil.

Militante engagée, notamment dans le dossier du contrôle des armes à feu, elle reste toutefois prudente par rapport aux avancées, sachant qu'elles peuvent rapidement s'écrouler.

Paul Arcand et Nathalie Provost échangent aussi à propos des messages haineux qui subsistent toujours aujourd'hui à propos des femmes, et des réseaux sociaux qui facilitent trop la propagation de ces propos. La survivante partage donc un message inspirant concernant le respect.

Et même si les événements ont eu lieu il y a déjà trois décennies, Nathalie Provost est encore traumatisée. Elle porte encore, avec elle, les séquelles de l'attentat.

Nathalie Provost, survivante de l'attentat de Polytechnique

12:08

« On le sait, l’égalité entre les sexes, on est une société avancée, mais on sait aussi que ça bascule très vite. Je pense qu’il faut continuer de s’engager, il faut se réjouir quand on fait des avancées, mais je demeure toujours sensible au fait que tout peut craquer. »

« J’ai toujours eu  l’impression que mes chances étaient égales à celles des hommes, même si c’est vrai qu’il y avait probablement de la misogynie et du machisme, mais je ne m’en suis pas occupée, j’avançais. »

La survivante de l'attentat de Polytechnique était aussi de passage au micro de Bernard Drainville. Elle raconte comment elle a vécu cette tragédie.

On se souvient de Polytechnique | Nathalie Provost, diplômée et survivante de Polytechnique.

19:18

«Il était tard en après-midi. Il faisait noir, tout le monde était fatigué. C'était la dernièreet longue journée de classe avant Noël. Au début de la présentation d'une équipe, un homme rentre dans la classe. Il tire un coup au mur au fond de la classe, en arrière de moi. Il dit aux gars de sortir et aux filles d'aller dans le coin.»

«Il nous a dit: ''Je suis là parce vous êtes féministes et je hais les féministes.'' [...] Il a commencé à tirer. 30 balles d'une semi-automatique, ça sort très, très, très vite et c'est du jamais vu pour moi.»

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