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Interdiction d’utiliser certains pesticides «tueurs d’abeilles» : «Il est grand temps» - Louis Robert

Interdiction d’utiliser certains pesticides «tueurs d’abeilles» : «Il est grand temps» - Louis Robert Photo: archives La Presse canadienne

Les scientifiques du gouvernement fédéral sont en train de finaliser un plan pour restreindre l'utilisation de pesticides très répandus, qui peuvent nuire aux abeilles. Selon l'agronome Louis Robert, il est plus que temps que le gouvernement fédéral impose de nouvelles mesures.   

Les recommandations pourraient toutefois devenir caduques dans moins d'un an, si le même ministère décide de mettre en application une décision existante pour interdire l'utilisation de la plupart des pesticides et ainsi protéger d'autres types d'insectes.

«Il est grand temps. Les travaux de recherche indépendants nous apprennent que les pesticides ont une utilité agronomique douteuse. Ils ne sont pas nécessaires dans la majorité des cas à propos du rendement des cultures. C’est une bonne nouvelle. Je dirais même que le gouvernement ne va pas assez loin…»

Au cours des sept dernières années, l'Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire de Santé Canada a réexaminé l'approbation des pesticides à base de nicotine, appelés néonicotinoïdes, qui sont populaires parmi les agriculteurs, les jardiniers et les amateurs de pelouse.

Ce long processus de révision a été compliqué par le fait que le ministère a mené différentes évaluations sur les mêmes produits — l'une portant sur l'impact sur les pollinisateurs tels que les abeilles et l'autre sur les insectes aquatiques.

Bien que Santé Canada ait constaté que certaines utilisations des produits nuisaient aux abeilles, son inquiétude face aux concentrations croissantes dans les eaux souterraines et de surface l'a poussé à décider l'année dernière qu'il était nécessaire d'éliminer la plupart des utilisations des pesticides à l'extérieur au cours des trois à cinq prochaines années.

Le ministère ne prendra pas cette décision avant janvier 2020. Pour l'instant, la décision est d'interdire la pulvérisation de ces produits sur certaines cultures fruitières et de limiter la fréquence à laquelle ils peuvent être utilisés, à partir de 2021.

Rapport sur les pesticides: le gouvernement caquiste refuse de s'engager

Par ailleurs, du côté de Québec, le gouvernement Legault a refusé de s'engager à donner suite à un rapport de 2016 qui proposait des solutions de remplacement aux pesticides.

«Travailleur autrement l’agriculture : les producteurs ne sont pas tous égaux à cet égard. Certains résistent, car ils sont sceptiques à propos des récentes recherches. […] Je dirais qui manque un peu de discernement chez certains d’entre eux. Je conseille aux producteurs d’être un peu plus critiques à l’endroit des informations qu’ils reçoivent. Mais, ils doivent accorder davantage de valeur aux recherches sérieuses effectuées par des agronomes qui travaillent pour le bien public.» 

Le ministre de l'Agriculture, André Lamontagne, a blâmé le gouvernement libéral précédent pour ne pas avoir fait suite au rapport, mais n'a pas voulu lui-même assurer qu'il allait le mettre en oeuvre.

Le rapport en question, obtenu par Radio-Canada, affirme qu'il y a lieu d'agir rapidement et avec vigueur pour inverser la tendance en matière d'usage des pesticides.

Issu de l'Institut de recherche et de développement en agroenvironnement (IRDA), le rapport préconise 11 projets innovateurs de substitution des pesticides actuels par des biopesticides, ou encore des changements dans les pratiques.

(avec La Presse canadienne) 

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avec Derek Aucoin

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